lundi 9 janvier 2017

J'AI LU : LE DERNIER HIVER


Le Dernnier Hiver
Jean-Luc Marcastel
Editions Black Moon
Fantasy - YA

2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L’Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ? 


MON AVIS

Je suis restée pétrie d'admiration en me plongeant dans ce roman d'une grande intelligence, véritable chef d'oeuvre d'émotion. "Un roman bouleversant et poétique, une belle histoire d'amitié, de courage et d'espoir, un cri d'amour qui redéfinit les frontières de l'humanité", comment mieux définir ce merveilleux roman dans lequel on est tout de suite emporté comme par une tempête de neige ? L'auteur a frappé fort et beau.

Une ville du Cantal, Aurillac, pour ne pas la nommer, est engloutie depuis plusieurs années sous des congères de neige et cernée par la "Malesève", cette étrange forêt carnivore recouvre la surface de la Terre lors d'un éternel crépuscule qui ensanglante toujours et encore le ciel. Le lecteur fait d'emblée la connaissance de Johan, un jeune homme à la double personnalité, puis de son frère Théo, le soldat de retour du front, de ses amis, Khalid et Fanie, ceux qui le suivront afin de retrouver, à Bergerac, l'amour de sa vie : Léa. Les quatre compagnons devront s'infiltrer au coeur de ces ténèbres malfaisantes, entre le froid polaire, la Malesève et ses rencontres, ses mystères cauchemardesques, le lecteur les suit le long des fleuves, seules voies que les mystérieux pins n'ont pas tout à fait envahies. Tout aussi haletant qu'eux, le lecteur vibre et tremble, car Jean-Luc Marcastel réussit encore la prouesse de nous happer dans sa course, de quasiment nous intégrer dans l'aventure. On reste à la fois touché et pris par l'histoire au point de se voir partager l'angoisse des héros. J'en avais le souffle coupé !

Le Dernier Hiver est avant tout une aventure humaine, Jean-Luc Marcastel a écrit la première mouture de ce roman lorsqu'il était encore adolescent. Avec une incroyable maturité, il avait compris bien des choses sur l'humanité, ses défauts et courages, ses lacunes, l'obscurantisme, ceux qui réfléchissent et ceux qui se laissent embarquer par la folie, quelle qu'elle soit, politique ou pseudo religieuse, car peu importe le nom que l'on donne aux folies des hommes, il s'agit toujours de survie de la race. Certains emploient la ruse et la cruauté, la manipulation, d'autres se servent de leur cerveau à bon escient, rares sont ceux qui écoutent leur coeur, et ne se laissent pas assujettir. 

L'auteur nous offre plus que sa magistrale plume : des valeurs, des réflexions ouvertes sur ce monde, avec l'amour et l'humanité qu'il faut pour écrire un tel roman.

1 commentaire:

  1. Cela me tente bien mais je vais d'abord avancer dans ma pile ...
    Bisous

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