mercredi 6 février 2019

J'AI LU : LE PARIS DES MERVEILLES - TOME 1

Le Paris des Merveilles
Tome 1 :
Les Enchantements d'Ambremer
Pierre Pevel
Editions Bragelonne
Uchronie - Steampunk - Fantastique


Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées...

MON AVIS 
(Sans Spoiler)


Le Paris des Merveilles... Les Enchantements d'Ambremer... Ce premier tome de la trilogie est déjà un enchantement à lui seul, de plus, il porte de bien jolis titres. J'ai adoré plonger dans cet univers merveilleux, entre le steampunk et la magie, emportée par la plume alerte et élégante de Pierre Pevel (qui n'hésite pas à interpeller le lecteur en plein récit) que je découvrais avec grand plaisir pour la première fois lors de ma lecture. On parle de fées, mais nous sommes dans un roman pour adultes, en pleine uchronie.

J'ai été totalement charmée par ce Paris de la Belle Epoque dans lequel la Tour Eiffel est en bois blanc (un bois du royaume des Fées), et Outremonde, le Pays des Fées, que l'on rejoint par un train. On y fait la connaissance, (et le lecteur loge chez lui, dans un très bel hôtel particulier de l'Île Saint-Louis), de Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage et dandy, éminent membre du Cercle Cyan, et de la baronne Isabel de Saint Gil, son ex-épouse, fée de son état, élégante, mystérieuse, futée, (elle a quelque chose d'Arsène Lupin, pour résumer le personnage), ensemble et malgré eux, ils vont mener l'enquête. Une enquête des plus palpitantes. Je n'oublie pas Azincourt, le chat ailé de Griffont, dont j'ai adoré la présence.

 Les dialogues sont savoureux car les joutes verbales entre Griffont et Isabel sont légion. Une extraordinaire uchronie, un univers chatoyant, l'ambiance du début du vingtième siècle parfaitement rapportée et décrite, entre la réalité historique de la vie parisienne et la féerie, quel bel imaginaire ! Et quelle intrigue ! 

(Il y a longtemps que j'ai lu cette trilogie, je ne l'avais pas encore chroniquée, c'est désormais chose faite ! Et je vous la conseille ! ) 

lundi 4 février 2019

J'AI LU : LES SAISONS PAR LES GRANDS MAÎTRES DE L'ESTAMPE JAPONAISE


Les Saisons 
Par les Grands Maîtres de l'Estampe Japonaise
Amélie Balcou
Editions Fernand Hazan
Livre d'Art


Grands voyageurs et passionnés de nature, Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858) ont révolutionné l'art de l'estampe japonaise dès la fin du XVIIIe siècle, en portant à son apogée le genre du paysage. Peuplant leurs vues de scènes de la vie quotidienne, ils se sont largement appropriés le thème des saisons, au cœur de la pensée japonaise depuis la fin de la période Yamato (250-710). 
Dès le VIe siècle, les poètes s'emparent du sujet en lui associant une iconographie propre : la floraison des cerisiers devient le grand symbole du printemps et le soleil celui de l'été. L'automne appelle à la contemplation des feuilles d'érables et de la lune. L'hiver vient avec les premières neiges... 
Les artistes, largement influencés par le modèle chinois, s'approprieront ensuite cette vision simplifiée du cycle de la nature. Dès l'époque de Heian (794-1185) émergent de nouveaux genres liés au cycle de la nature, comme les peintures des quatre saisons, des douze mois de l'année et des lieux célèbres. 
Ce petit coffret met à l'honneur ce sujet si cher aux Japonais en proposant une sélection des plus célèbres estampes, issues de l'œuvre des plus grands artistes du paysage, de l'époque d'Hokusai à celle d'Hasui, et en les accompagnant d'un livret explicatif.


  MON AVIS 


Très joli petit coffret d'estampes de paysages japonais, avec un livre où figurent toutes les représentations en couleurs. Il est accompagné d'un mince fascicule de la même taille, où sont stipulées la légende et les références de chaque oeuvre avec une petite reproduction en noir et blanc à côté du texte. Le fascicule débute sur un texte d'Amélie Balcou, très agréable à lire et fort bien documenté sur les maîtres de l'estampe. 
Le seul bémol réside dans la présentation car le livre est plié en leporello, c'est à dire en accordéon, toutes les estampes sont liées. Il faut prendre garde à bien tenir l'ouvrage car les couvertures sont lourdes par rapport au contenu. Si malgré cette précaution, il échappe des mains du lecteur, les estampes risquent de se déchirer, bien que la qualité du papier soit suffisamment épaisse mais pas rigide. 
Le livre s'ouvre à droite, se consulte de la droite vers la gauche, et on commence à découvrir les Saisons par le Printemps, puis l'été, l'Automne et enfin l'Hiver. On y voit les variations des saisons, les arbres en fleurs, la pluie, la neige, la flamboyance de l'Automne... Les couleurs des reproductions sont d'excellente qualité. Les estampes sont magnifiques, je ne les connaissais pas toutes, la plupart sont de Hiroshige et Hokusai mais il y en a aussi d'Hasui Kawase et d'Utagawa Kuniyoshi. 
Un bonheur pour l'amatrice d'ukiyo-e que je suis, de plus, c'était l'un de mes cadeaux de Noël ! 





lundi 28 janvier 2019

UN LIVRE, UN THE...


Et Dieu se Leva du Pied Gauche
Oren Miller
Editions de l'Homme Sans Nom
Policier - Thriller

Thé : Noël à Vienne - Damann Frères
Tarte aux Framboises : Pâtisserie Llinarès - Aurillac


Troisième enquête de notre duo surdoué, j'ai nommés Evariste Fauconnier et Isabeau Le Du que l'on retrouve cette fois-ci à Venise, puis à Lyon, puis à Neufchâtel... mais je n'en suis qu'à la page 100, cependant les échanges entre nos deux enquêteurs sont toujours aussi vifs, intelligents, sarcastiques. Encore un roman dans lequel chaque détail compte, il faut être attentif à sa lecture... J'aime bien ce genre de polar. 
J'ai appris qu'un nouveau Louise Penny allait sortir en février, "Une Illusion d'Optique", et vous quelle sera votre prochaine lecture policière ?

jeudi 24 janvier 2019

J'AI LU : RENDEZ-VOUS AVEC LE MYSTERE


Les Détectives du Yorkshire
Tome 3
Rendez-Vous avec le Mystère
Julia Chapman
Editions Robert Laffont
Collection La Bête Noire
Policier - Cosy Mystery


La mort n'a pas dit son dernier mot. 
Le troisième tome de la série de cosy mysteries Les Détectives du Yorkshire, est déjà un succès ! 
Engagé par le notaire local, Matty Thistlethwaite, pour retrouver le certificat de décès d'une femme morte une vingtaine d'années plus tôt - et ainsi clore la succession de cette dernière -, Samson O'Brien, de l'Agence de Recherche des Vallons, s'imagine que l'affaire sera vite pliée. Mais le détective privé est sur le point de découvrir que les choses à Bruncliffe sont rarement aussi simples. En particulier quand Matty insiste pour que Delilah Metcalfe, qui connaît parfaitement la ville et tous ses habitants, collabore avec lui. Delilah, quant à elle, saute sur l'occasion d'aider son locataire, ne serait-ce que pour se changer les idées... 
En effet, outre la bataille judiciaire pour la garde de son chien, Calimero, qui approche à grands pas, elle doit faire face à la menace de faillite qui plane toujours sur son agence de rencontre. À mesure que Samson et Delilah enquêtent, ils se retrouvent entraînés dans un mystère qui pèse sur la ville depuis des décennies. En cherchant la vérité, ne risquent-ils pas d'exposer des secrets que certains auraient préféré garder enfouis ?


MON AVIS
(Sans Spoiler)

J'adore retourner à Bruncliffe et dans sa campagne environnante, si joliment décrite par Julia Chapman, le suspense des enquêtes de Samson et Delilah (et Caliméro) cueillent tellement bien le lecteur qu'on ne lâche plus le livre jusqu'au dénouement. 
Ce troisième tome est un petit peu lent à démarrer, mais une fois un certain problème réglé, (une interrogation concernant l'un des trois principaux personnages...) et comment ce souci va être solutionné, l'histoire part sur des chapeaux de roues et vous tient en haleine jusqu'au bout !
La trame est bien tissée, le récit bien tricoté, on ne décroche pas une seconde, c'est frais, c'est piquant, j'adore ! 
Samson va être engagé pour retrouver le certificat de décès d'une jeune femme native de Bruncliffe, décédée vingt ans plus tôt et que feue sa mère a couchée sur son testament avec son frère vivant. Notre trio (Caliméro compris) va déterrer cadavre et secrets bien enfouis... D'étonnants secrets... 
Quant au final, c'est du grand art même si, en amont, l'on se doute un petit peu de la tournure des choses, en tout cas j'avais émis cette hypothèse, mais c'est vraiment bien amené car j'avais abandonné ma présomption. 
Au sujet des relations entre Samson et Delilah on en est toujours au même point au bout du tome 3 alors que l'on sent depuis le tome 1 une romance pointer le bout de son nez.. 
On suit toujours le même fil rouge depuis le début : les problèmes de Samson avec sa hiérarchie, et pourquoi il est suspendu de la police, on en sait un petit peu plus dans ce tome 3, et les choses pourraient encore se préciser dans le tome suivant.
Alors j'attends avec impatience Rendez-Vous avec le Poison qui doit paraître le 25 avril prochain !

vendredi 18 janvier 2019

J'AI LU : DRACULA


Dracula
Bram Stocker
Editions le Livre de Poche
Littérature Irlandaise
Fantastique - Epouvante - YA


Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...


MON AVIS
(Sans Spoiler)

Oscar Wilde disait que ce roman était un chef-d'oeuvre... 
Bien que cette lecture fut pour moi un peu longue, j'ai été emportée par ses indéniables qualités littéraires, et cette manière qu'a l'auteur de plonger le lecteur dans une ambiance sombre et inquiétante. Je ne pensais pas, en lisant Dracula, trouver autant d'émotion, sans pour autant frissonner, mais l'angoisse reste permanente. J'ai bien aimé la construction du roman, journaux intimes, télégrammes, coupures de presse, lettres... Cela rend la lecture vivante et moderne. 
Dracula, un chef-d'oeuvre ? En quelque sorte...

lundi 7 janvier 2019

UN LIVRE, UN THE...


Les Détectives du Yorkshire
Tome 3 :
Rendez-Vous avec le Mystère
Julia Chapman
Editions Robert Laffont
Collection La Bête Noire
Policier, Cozy Mystery


 Thé : Noël à Vienne de Damann Frères
Tarte aux framboises pâtisserie Llinarès, Aurillac

Je viens de commencer le tome 3 des Détectives du Yorkshire, et pour l'instant, (j'en suis à la page 147), je trouve le rythme un peu lent, mais cela devrait s'accélérer, compte tenu de l'histoire... Jusqu'à présent cette saga ne m'a pas déçue, cela devrait continuer.

Et vous, avec quel livre avez vous commencé cette année 2019 ?

vendredi 4 janvier 2019

J'AI LU : UN JOUR, UNE ETOILE


Un Jour, Une Etoile
Jean-Luc Marcastel
Editions Gulf Stream
SF
Parution : 21 Février 2019




Saru et son clan vivent à M'martre, une cité en ruines en proie aux guerres intestines. Le jour où sont frère, ayant atteint ses 6 570 matins, est emmené par les maraudeurs, des monstres de fer qui surgissent de nulle part, Saru est désemparé. Au même moment, une capsule tombe du ciel avec en son sein deux créatures vêtues d'armures étincelantes; L'une d'elles, à la voix d'ange et à la silhouette troublante, bouleverse Saru. Ce dernier apprend petit à petit à connaître celle qu'il appelle "sa fée de métal" et comprend qu'il a vécu jusqu'à présent dans un gigantesque leurre... Une rencontre sensuelle entre deux êtres que tout semble opposer, un récit de science-fiction porteur d'espoir et plein d'humanité.


MON AVIS
(Sans Spoiler)


Un roman plein d'humanité, c'est souvent le cas avec Jean-Luc Marcastel, l'auteur met tout son coeur dans ses écrits, tout ce qui le touche, et ici il parle d'écologie, d'égalité, d'espoir et de sentiments humains, mais le récit est aussi très dur. Nous sommes dans un roman de science-fiction, mais la comparaison avec la bêtise humaine réelle n'est pas imaginée. 

Donc, la bêtise et la méchanceté humaines en prennent pour leur grade, si au cours de l'histoire, et dans la vie, les hommes n'étaient et n'avaient pas étés aussi obtus, stupides et acharnés dans leurs déterminations, celles qui sont vides de tout bon sens, si haine et colère ne menaient pas les hommes, on serait beaucoup plus "évolués", on perdrait moins de temps à se battre, et moins de temps tout court. 
J'ai bien aimé ce côté prise de conscience et remise à l'heure de nos pendules de ce roman. Non, il n'y a pas de sermon moralisateur, c'est juste un bon roman SF, un roman avec des humains à la barre, juste une histoire... une belle histoire. Et puis il y a ce clin d'oeil à un héros mythique du cinéma... mais chuuut !

J'ai bien aimé l'évolution du roman, la course des protagonistes, leur détermination. A un moment de ma lecture, et même assez rapidement, mais c'est peut-être voulu de la part de l'auteur, je me suis aperçue d'un détail qui change tout sur la perception d'un personnage, sur la vision des personnages, et plus tard dans le roman, j'ai appris la vérité. Mais je ne laisse jamais filtrer de spoiler dans mes chroniques, (ou du moins j'essaie) je n'aurais pas aimé que l'on me dévoile une once de l'intrigue, je laisse donc au futur lecteur le bonheur de sa propre découverte.

Ce que j'ai moins aimé est un "détail" sur le destin de l'un des personnages principaux. A dire vrai, j'ai regretté cette tournure des choses, mais encore une fois, c'est un beau roman où l'on a des surprises, des sueurs froides et chaudes, et des battements de coeur. Et l'auteur fait toujours preuve d'une belle créativité.

Nous sommes à M'Martre, et faisons la connaissance de Saïh et de son frère Saru. Au moment où Saïh a atteint la limite d'âge pour rester à M'Martre et doit être emmené par les Maraudeurs comme toute personne qui a vécu 6570 matins, Saru sauve une créature dans une drôle d'armure, qu'il va nommer sa fée de métal, et cette arrivée est déterminante pour lui.
Car par la suite, grâce à la venue de sa fée d'argent, notre héros  va se rendre compte qu'il ne savait rien de la réalité des choses, le lecteur s'en étonne en même temps que lui, ou devine juste avant chaque révélation, au fil des quelques indices semés par l'auteur au fil de la lecture. Une lecture palpitante.

Un mot cependant sur la très belle couverture, elle est très réussie, mais je ne peux pas laisser passer un détail d'importance : cette silhouette molle et totalement inexpressive (je ne parle pas du visage caché sous un casque mais de l'expression du corps de notre héroïne) ne correspond en rien à la description qu'en fait l'auteur dans le roman. Cette silhouette lambda ne parle pas. Maïa a des formes plus troublantes, plus piquantes, plus sensuelles.

En résumé : une belle histoire, palpitante et surtout humaine...




Je vous souhaite une année de très belles lectures !