vendredi 17 avril 2026

J'AI LU : LA TEMPÊTE DES ECHOS


La Passe-Miroir
Tome 4 :
La Tempête des Echos

Christelle Dabos
Editions Gallimard

Fantastique



Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima... aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.


MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'Etoiles sur 5  : **

Cela fait quelques années que j'avais lu les trois premiers tomes, au fur et à mesure de leur sortie respective. Je n'avais pas encore découvert le dernier, le tome 4, pourquoi ? Peut-être déçue que la série ne comporte que quatre tomes et mon refus de quitter les héros. Car cette série, c'est du miel,  je l'adore ! 
Qu'allait-il arriver à Ophélie ? Retour à Babel... 
Ophélie et Thorn doivent faire la lumière sur la véritable identité d'Eulalie Dilleux et surtout sur cette étrange entité nommée l'Autre.
Mais quel fouillis ! Un dernier tome alambiqué, compliqué, et totalement abstrait sur certains points. C'est opaque, certains passages sont quasiment techniques, alors oui, il y a une foule de révélations, mais aussi une foule de longueurs. La lectrice que je suis, fan de la première heure de la Passe-Miroir, n'est absolument pas satisfaite de cet ultime tome, en aucun cas le meilleur de la série. Et quel dommage !


jeudi 16 avril 2026

J'AI LU : LA FOLIE ET L'ABSINTHE

 


La Folie et l'Absinthe
Anthologie

Editions Noir d'Absinthe

Recueil - Littérature Française

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'Etoiles sur 5 : **


Treize auteurs nous proposent un verre d'absinthe.
Cette anthologie écrite avec excellence par chaque auteur et autrice, nous entraîne aux confins de la véritable folie, avec tout ce qu'elle comporte de cruauté, de violence, de déviance, de noirceur. On parle vraiment de folie. Je m'attendais à des voyages fantastiques, pas à ces récits dérangeants, pour certains d'entre eux, cauchemardesques pour d'autres. Mais aucun ne laisse le lecteur indifférent. J'en retiendrai la qualité indiscutable de l'écriture, (si l'on fait abstraction des mots grossiers pour deux ou trois d'entre ces récits) mais l'envie d'oublier ces histoires. 

mardi 14 avril 2026

J'AI LU : BLACK COFFEE


Black Coffee
Agatha Christie
Adaptation : Charles Osborne
Editions Le Masque

Policier 

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'Etoiles sur 5 : ***

L'élégant et raffiné Hercule Poirot, prêt à succomber à une seconde tasse de chocolat préparée par son valet pour son petit-déjeuner, nous entraine dans le Surrey en compagnie de son ami le capitaine Hastings. Le célèbre détective a accepté une mission de confiance : servir de coursier entre le Ministère de la Défense et Claud Amory, le savant qui a fait appel à lui pour livrer une formule confidentielle. 
A Market Cleeve, dans la résidence de Claud Amory, on fait la connaissance de plusieurs personnages, dont Richard et Lucia, le fils et la belle-fille du savant, sa soeur Caroline, sa nièce Barbara, Edward son secrétaire, son majordome, et un ami de passage, le docteur Cavelli.
Et malheureusement, Claud Amory sera retrouvé mort avant de transmettre la moindre formule à Hercule Poirot.
Ce roman était, à la base, une pièce de théâtre écrite par Agatha Christie, l'adaptation, fort réussie, est signée Charles Osborne. Le décor varie peu, quasi omniprésent dans la majeure partie du roman : la bibliothèque de Claud Amory où se déroule un quasi huis-clos avec des personnages qui entrent et sortent, situations avec quelques "fusils de Tchekov" auxquels il faut prêter attention.
Le célèbre détective va faire mouche pour débusquer le pourquoi du comment de cet assassinat à sa manière si percutante et personnelle : "Je ne devine rien, je bats le rappel de mes petites cellules grises". 
La griffe et l'esprit d'Agatha sont bien là, "Black Coffee" s'inscrit tout à fait dans la lignée des romans signés par la reine du crime elle-même. On ignore la gymnastique du pourquoi et du comment, et c'est bien là tout l'art des enquêtes d'Hercule Poirot.
On adore...

Citation :
"Comme les prestidigitateurs aiment à le répéter sur scène, la rapidité de la main trompera toujours l'oeil le plus averti."

samedi 11 avril 2026

J'AI LU : LE DIEU DES BOIS


 Le Dieu des Bois

Liz Moore

Editions Buchet-Chastel

Thriller

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ***


Les Adirondaks, au nord-est de l'Etat de New-York, près de la frontière canadienne, sont le cadre de ce thriller à l'intrigue alambiquée, mais néanmoins intéressante.
Au camp Emerson, dans la réserve Van Laar, on apprend aux adolescents à survivre dans les bois, et la règle d'or est "si vous vous perdez, asseyez-vous et criez". 
Nous sommes à l'été 1975, on découvre au petit matin, que Barbara Van Laar, l'héritière des propriétaires, manque à l'appel. Mais au milieu des arbres, aucun cri n'a retenti... Fait d'autant plus étrange que, 15 ans plus tôt en 1961, le petit Bear, son frère aîné, s'est volatilisé au même endroit. 
L'enquête commence, la police interroge les amies de Barbara, la famille, les moniteurs et monitrices de la colonie, les visiteurs... Et l'on repart en 1950, 1961, 1962, 1973, en juin, juillet et août 1975 et l'on termine en septembre de la même année. 
Le récit est très long à démarrer. Il y a beaucoup de protagonistes dans ce roman avec les allers et retours dans le passé de chacun, sans compter qu'il faut retenir leur implication à chaque temporalité, mais ce qui est le plus rébarbatif est la construction du récit. Le suspense ne monte pas crescendo car il est systématiquement coupé lors du chapitre suivant, qui lui, retourne 15 ans en arrière avec un autre personnage. Le rythme est systématiquement cassé, la lecture s'en retrouve frustrée, ralentie, entrecoupée
Je suis restée sur ma faim avec ce roman, et pourtant ce serait un thriller plaisant à dévorer, les réponses finales sont apportées, et l'histoire tient la route, mais il n'y a rien d'haletant à cause de son rythme et de ses infinies longueurs.

lundi 6 avril 2026

J'AI LU : LE CLUB DES LEXICOGRAPHES D'OXFORD


Le Club des Lexicographes d'Oxford
Susie Dent
Editions J'AiLu

Cosy-Mystery - Roman Policier

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'Etoiles sur 5 : *


À la rédaction du Clarendon Dictionary, équivalent britannique du Dictionnaire de l'Académie Française, on reçoit une lettre signée par un certain "Chorus", qui dénonce un meurtre resté inexpliqué depuis des années... Cette mystérieuse correspondance  serait liée à la disparition de la sœur de Martha, la rédactrice en cheffe des lexicographes Alex, Safi et Simon, qui, interloqués par ce mystère, vont mener l'enquête au fur et à mesure de l'arrivée des autres lettres qui vont leur parvenir. Ces lettres présentent toujours un rébus lexicographique à deviner. Mais quelqu'un dans l'ombre, ne souhaite pas que les secrets soient révélés... 

J'aime les mots... ce roman était prometteur car il parlait de jouer avec les mots, jouer sur les mots... L'enquête menée par les rédactrices et rédacteur du Clarendon Dictionary, aurait pu être originale et passionnante mais le roman est tellement mal écrit (exemple : "postuler au poste", entre autres innombrables fautes de syntaxe, sans compter les grossièretés dans les dialogues), totalement dénué de style, si ce n'est celui de quelqu'un qui écrit comme elle parle, qu'il est difficile d'accrocher à cette histoire très lente et décousue. Même les dialogues sont parfois obscurs et creux, sans queue ni tête. C'est dommage, l'idée était excellente, mais le manque du travail d'écriture (et sûrement aussi de bonne traduction, de correction de la part de l'éditeur) dessert totalement l'ouvrage.  
J'ai sauté des pages, lu les dernières en diagonale, quelle déception  !
 

dimanche 5 avril 2026

J'AI LU : LE CABINET DES ILLUSIONS - ENQUÊTE A VENISE 1907


Le Cabinet des Illusions
Tome 2
Enquête à Venise
Jean-Luc Bizien

Editions MaisonPop

Roman Policier Historique

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'Etoiles sur 5 : *****

Coup de Coeur !

 

Après Vienne, retour dans le Cabinet des illusions, cette fois à Venise, en 1907 ! Au Teatro Rossini, d’étranges incidents viennent perturber les répétitions du spectacle de Chung Ling Soo. Le légendaire magicien "chinois" et son équipe sont victimes de mystérieux troubles : on sabote les accessoires, des ombres rôdent du théâtre jusqu'au palazzo où ils ont élu domicile et où les murs ne semblent pas être protecteurs. Mais Venise n'est-elle pas la cité des masques ?  Pour Paolo, le vieux gardien, il n’y a aucun doute : le Fantôme de l’Opéra est de retour ! Mais c'est compter sans l'esprit totalement cartésien de Chung Ling Soo, alias William Robinson et de son ami et régisseur Franck Kametaro, les trucages, ils connaissent ! 
C'est encore un page-turner que ce tome 2 du Cabinet des Illusions ! On ne peut pas lâcher le roman, on le lit quasiment d'une traite tant le suspense tient le lecteur en haleine. Et tout y est : un récit immersif, le mystère, la magie, une palpitante intrigue, des secrets et... Venise !
De plus, l'auteur s'est très bien documenté sur la Sérénissime et le dédale de ses calli, ses campi, ses sotoporteghi, ses ponts et ses rii. J'ai beaucoup apprécié cette précision. 
Une pépite, je vous dis ! 
De plus, l'auteur rend hommage à Hugo Pratt et à son personnage de Corto Maltese parmi les protagonistes de l'histoire. Sans oublier un clin d'oeil à Gaston Leroux...
J'avais quelque peu supposé le dénouement, mais néanmoins : quel plaisir de lecture ! Un véritable coup de coeur pour moi que ce tome 2 des enquêtes de Chung Ling Soo.
J'attends désormais le tome 3 où une nouvelle enquête entrainera le Cabinet des Illusions à Londres.

mercredi 1 avril 2026

J'AI LU : LE FAUTEUIL HANTE


Le Fauteuil Hanté
Gaston Leroux
Editions Le Livre de Poche

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : **

Nous sommes au début du XXe siècle, l'histoire tourne autour d'Hyppolite Patard, le secrétaire perpétuel de l'Académie Française, qui met tout en oeuvre pour trouver un potentiel successeur au fauteuil laissé vacant par Monseigneur d'Abbeville. Mais le fauteuil ne veut décidément pas de nouvel occupant : chaque prétendant meurt en prononçant son discours, le jour même de son entrée à l'Académie. 
Cependant, un certain monsieur Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox est soupçonné d'agir de façon sournoise, car il est mage de son état, et de surcroit refusé pour intégrer l'Académie. A-t-il vraiment les pouvoirs magiques qu'on lui prête ? Le marchand d'antiquités, Gaspard Lalouette, vient mettre son grain de sel dans l'enquête sur ces morts suspectes en posant sa propre candidature...
Je m'attendais à un policier bien ficelé, hélas, je n'accroche décidément pas avec tous les romans de Gaston Leroux (ma lecture du Mystère de la Chambre Jaune avait aussi été une déception). L'humour trop présent, par moment grotesque, et un peu primaire, tombe à plat et nuit à l'intrigue. Le style n'est pas très affiné, il y a même des fautes de syntaxe, des phrases avec un verbe au passé et le suivant au présent, des tournures en mauvais français. 
La plume devait certainement savoir mieux écrire que ce roman concocté pour mettre en évidence la dent de l'auteur contre le système de l'Académie française de l'époque. 
Même le dénouement n'a pas atteint ses promesses, et outre les défauts de style, il m'a manqué l'étincelle...