vendredi 9 octobre 2026

J'AI LU : LA MORT DANS LES NUAGES






 La Mort dans les Nuages

Agatha Christie

Editions Le Livre de Poche

Cosy-Mystery - Roman Policier - Littérature Anglaise -Whodunit

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ****

A l'aéroport du Bourget. les passagers prennent place à bord du Prométhée, l'avion va décoller pour Croydon, autrefois aéroport international londonien. Hercule Poirot quitte lui aussi Paris pour Londres et commence à observer les voyageurs... Avant d'avoir le mal de l'air. Ce qu'il ignore encore, c'est qu'avant l'atterrissage, un meurtre va être commis... Et bien sûr, les passagers sont tous suspectés, en particulier ce cher Hercule Poirot, car une sarbacane, l'arme du crime, sera trouvée près du siège n°9, celui de notre détective ! Il va donc mener l'enquête en Angleterre, en compagnie de ce cher inspecteur Japp, mais aussi en France, avec l'inspecteur Fournier de la Sûreté parisienne. 
Qui est un assassin doublé d'une canaille parmi les onze passagers et les deux  stewarts ?
Une enquête entre Londres et Paris, sur la trace et le passé des suspects, et l'on peut compter sur Hercule Poirot, il est malin ! Il soupçonne tout le monde, procède avec ordre et méthode, puis par élimination. Il fouille et farfouille dans la vie de chacun. 
J'ai trouvé le début de l'intrigue un peu tiré par les cheveux, mais après la parution des témoins devant le coroner et les jurés, (c'est à dire très vite), le roman devient de plus en plus passionnant. Et cette manière magistrale qu'a Poirot de sortir un lapin du chapeau à la fin, c'est tout simplement jubilatoire. Le roman est signé Agatha Christie tout de même ! 
Elle a tellement bien tricoté l'intrigue, que le lecteur qui a, lui aussi, quasiment tous les éléments devant les yeux pour trouver le coupable, "tombe quand même dans le panneau" !  La Reine du Crime m'a encore eue, et puis c'est tellement agréable de faire travailler ses petites cellules grises et d'entrer dans la peau d'Hercule Poirot... Mais personne ne lui arrive à la cheville. 

lundi 5 octobre 2026

J'AI LU : LE CABINET DES ILLUSIONS - TOME 3 : ENQUÊTE A LONDRES 1918


Le Cabinet des Illusions 
Tome 3
Enquête à Londres,1918

Jean-Luc Bizien
Editions Maison Pop

Roman Policier - Policier Historique - Littérature Française

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ****


Après Vienne en 1902 et Venise en 1908, la plume immersive de l'auteur nous entraîne à Londres, en 1918, où d'effroyables crimes que l'on impute au retour de Jack l'Eventreur sont perpétrés, 30 ans après les premiers assassinats, et terrorisent la population. Scotland Yard patauge dans cette affaire tout comme les bas-fonds de la ville s'enlisent dans le brouillard le soir venu. Le hic est que la presse émet des soupçons sur les magiciens Chung Ling Soo, alias William Robinson, et son rival Ching Ling Foo. Notre magicien va se produire au Théâtre de l'Hippodrome, dans le West End, mais il est sincèrement inquiet pour toutes ces femmes qui risquent leur vie le soir venu, dans les rues de Whitechapel...

Une certaine mélancolie plane sur ce récit. Certains passages introspectifs ralentissent l'action et le lecteur s'égare de manière répétitive dans l'esprit du magicien et dans ces questionnements qui envahissent les premiers chapitres : le moral du magicien, son état d'esprit, celui de son entourage, le but de sa double vie...
Un spleen et une atmosphère en phase avec le contexte de l'époque tourmentée à laquelle se déroule le roman.
Mais à un certain moment, l'enquête décolle enfin et elle est passionnante ! Mon intérêt s'est véritablement affirmé à partir de la moitié du livre où l'on retrouve toute l'émulation qui fait les enquêtes de Chung Ling Soo depuis sa première : mystère historique, magie, suspense et émotion... 
Le récit met donc un peu de temps à devenir addictif, mais l'univers est toujours aussi riche, fabuleux et même étrangement fascinant. Alors le lecteur ne lâche plus le livre jusqu'au point final et même au delà de l'épilogue car Jean-Luc Bizien nous éclaire sur les détails historiques. Mais hélas, le rideau tombe sur cette trilogie et je vais regretter ce héros original et attachant ainsi que toute son équipe.
Cette trilogie est, et restera, un très bel hommage à William Ellsworth Robinson, alias le très grand magicien Chung Ling Soo. 
A kind of magic... ✨ 

jeudi 1 octobre 2026

J'AI LU : MEURTRE EN FAMILLE


Le Club des Amateurs de Romans Policiers 
Tome 6
Meurtre en Famille

C.A. Larmer
Editions Pocket

Roman Policier - Cosy-Mystery - Littérature Australienne

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ***

Je l'aime bien ce Club des Amateurs de Romans Policiers. L'enquête précédente m'avait beaucoup plu ainsi que les précédentes depuis le début de l'existence de ce club particulier où chaque membre est une enquêtrice ou une enquêteur dont les qualités viennent compléter celles de ses congénères. Et ils sont fins limiers ! 
Le seul bémol est qu'on ne les visualise pas très bien, l'autrice ne prend pas la peine de les décrire physiquement, mis à part deux ou trois détails. Trop peu pour se faire une idée plus concrète de leur physique et de leur look. Idem pour les lieux : nous sommes en Australie, parfois on sait où, parfois non et bien souvent, on peut imaginer l'action n'importe où en Europe. C'est dommage de ne pas utiliser le coté identitaire du pays.

Passons à l'enquête qui nous occupe : Ronnie invite les membres du club à son anniversaire, dans sa grande propriété familiale, où l'un de ses neveux disparait pendant le feu d'artifice. On retrouve un cadavre, mais ce n'est pas celui de Sébastian. Les membres du club, bloqués dans la résidence de leur amie Ronnie, à la fois en qualité de témoins et celle d'amis de la tante du disparu, vont tenter de faire la lumière sur le crime qu'ils ont eu l'étrange opportunité de découvrir eux-mêmes...
En résumé nous avons un cadavre, un disparu et un ou une coupable à découvrir, nous voilà dans un Cluedo que j'ai pris plaisir à lire. Il y a plusieurs mystères et des fausses pistes, des rebondissements et des questionnements... Et le final est digne d'Hercule Poirot ! 
Une caricature : l'abjecte inspectrice Singho, Pourquoi est-elle aussi imbuvable ? le trait est un peu forcé... Mais bon, l'important est d'avoir aimé cette enquête, ce fut le cas ! 

jeudi 24 septembre 2026

J'AI LU : LES MYSTERES DE HONNEYCHURCH T10 : LES FLEURS DU MAL


Les Mystères de Honeychurch
Tome 10 :

Les Fleurs du Mal

Hannah Dennison

City Editions

Cosy-Mystery - Roman Policier -Littérature Anglaise 

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)


Nombre d'étoiles sur 5 : ***

Quel bonheur de retrouver au domaine de Honeychurch, près du manoir et de ses dépendances où vit tout tout un petit monde et où l'on ne s'ennuie jamais car il y a toujours une enquête à mener... 
Au programme : un troupeau de chèvres lâchées dans les jardins, une mystérieuse épidémie, un étrange mariage précipité, quelques malversations et déloyautés, des comportements bizarres,  sans oublier le plus important : des cadavres sur le domaine !

Ce tome 10 me laissait un peu sur ma faim dans sa première partie car les rebondissements de l'intrigue versaient dans l'invraisemblable et l'ensemble paraissait un peu capillotracté et brouillon... Et tout à coup, tout s'est imbriqué ! Tout s'expliquait et définissait encore une exceptionnelle enquête de Kat Stanford ! Le suspense monte surtout dans la deuxième partie du roman, et c'est à ce moment là qu'on ne le lâche plus.

Si, au final, j'ai bien apprécié ma lecture, j'ai trouvé l'écriture mal maitrisée, on a du mal à visualiser certaines scènes dans des décors particuliers... De plus, la traduction n'est vraiment pas excellente, (sans compter quelques fautes d'orthographe et de syntaxe). 

J'aime beaucoup cette série, alors je vous confirme tout de même que le lecteur passe un très bon moment en compagnie des protagonistes, car ils sont toujours aussi attachants.

lundi 21 septembre 2026

J'AI LU : LES DISPARUS DE BLACKMORE


Les Disparus de Blackmore

Henri Loevenbruck 

Editions XO / le Livre de Poche

Thriller - Roman Policer Historique - Littérature Française

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ****

C'est une jolie plume, très agréable à lire, qui entraîne le lecteur sur un bateau vers une île inconnue, au large de Guernesey... L'île de Blackmore, où ce vent que l'on appelle "le murmure des brumes" ne cesse jamais. 
Nous sommes en 1925, Lorraine Chapelle, première femme criminologue française, est appelée par Lord Waldon, un ami de sa mère, pour élucider la disparition soudaine de sa petite fille, Margaret, qui travaillait à l'Armée du Salut. À son hôtel, elle rencontre Edward Pierce, détective de l'étrange, lui même sollicité par son ami le père Molloy, prêtre de la paroisse, afin de l'aider à élucider les sombres secrets de cette île si étrange où meurtres et disparitions font piétiner la police et sèment la terreur parmi la population. Mais la mission ne va pas être de tout repos ! 
L'auteur a dû avoir un immense plaisir à créer cette île, (inspirée par l'île d'Aurigny) ses noms de rues, ses bâtiments, ses monuments, ses phares, ses falaises, ses criques, ses plaines, ses habitants, ses quatre mégalithes... Et sa singularité. Pour tout ce qui entoure l'histoire, des mythologies celtiques aux motos des années 20, il s'est formidablement documenté et le fil de l'histoire tient le lecteur en haleine. 

Voici le genre de roman que l'on n'a plus envie de lâcher dès qu'on le commence, même ou surtout, s'il flotte comme un petit parfum lovecraftien. Dans l'opacité de l'énigme, le suspense monte fébrilement, et l'on sent tout doucement s'infiltrer une angoisse pendant les festivités de cette "Blackmore week" dont le dernier jour est celui d'All Hallows Eve, c'est-à-dire Halloween. Quelque chose de bizarre couve au fil des pages, et le dernier quart du livre est impulsivement fébrile... et là, je peux vous certifier qu'on ne lâche plus le roman avant de l'avoir terminé. Lecture addictive, mystère garanti ! 
Si je vous le recommande ? Mille fois oui ! 


Citation :

"Les gens qui viennent à la Bibliothèque Glover sont souvent pressés. Ils cherchent un titre précis, qu'ils ont besoin de trouver aisément. Et puis la plupart sont un peu idiots. Mais ici, on n'a pas le droit d'être pressé. Ni d'être idiot. Dans un bibliotaphe, on ne vient pas chercher un ouvrage, on vient le rencontrer ! "
 

lundi 14 septembre 2026

J'AI LU : LA DISPARUE DE LA CABINE N°10

La Disparue de la Cabine N°10

Ruth Ware

Editions Pocket 

Roman Policier - Thriller 

MON AVIS 

(Sans Divulgâcher) 

Nombre d'étoiles sur 5 : 0


Dès les premières pages, j'ai détesté l'héroïne, brusque avec son chat, malpolie - c'est un festival de mots grossiers et de vulgarité tout au long du roman - (j'ai horreur de lire des grossièretés), voici une femme avec un manque total de classe, d'élégance, de courtoisie, au comportement stupide, une femme peu équilibrée toujours entre deux ivrogneries et deux vomis. Voilà pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyages, qui embarque pour une semaine à bord d'un yacht en mer du nord (pendant ce temps, qui va nourrir le chat ???).  A bord du yacht, Blacklock entend qu'une passagère est jetée par dessus bord, au cours d'une nuit. Mais le lendemain, il ne manque aucun passager sur le bateau. 

En ce qui concerne le roman par lui même, aucun démarrage avant une bonne moitié du récit. Le style, je n'en parle même pas. L'astuce aurait pu être intéressante si on ne la devinait pas très vite et s'il n'y avait pas toutes ces longueurs pour ne rien dire, ces répétitions, cet alcool, ces migraines, ces nausées, cet état comateux entre deux antidépresseurs... Bref, passez votre chemin, roman médiocre et sans intérêt. 

dimanche 13 septembre 2026

J'AI LU : LA FORTUNE SOURIT AUX DISPARUS


La Fortune Sourit aux Disparus

Une Enquête de Pentecost et Parker

Stephen Spotswood

Editions le Livre de Poche

Roman Policier - Policier Historique -
 Cosy-Mystery - Littérature Américaine


MON AVIS
 (Sans Divulgâcher)

Nombre d'étoiles sur 5 : ***

Après une entrée en matière fort sympathique avec la manière dont se sont connues les deux détectives, le lecteur entre dans le vif du sujet : une enquête ! 
Nous sommes à New-York en 1945, la célèbre détective privée Lilian Pentecost est atteinte de sclérose en plaques, sa maladie l'handicape et la fatigue, ce sera donc l'ancienne employée de cirque, l'intrépide Willowjean Parker qui crapahutera pour elle. L'une et l'autre sont de perspicaces détectives. Lilian est la tête et Will est donc plus souvent les jambes. Les voici entamant une mission délicate : élucider le meurtre d'une jeune veuve de la haute société new-yorkaise tuée d'un coup de boule de cristal, le soir d'Halloween... Mais les investigations pourraient s'avérer dangereuses avant de soulever quelques secrets bien enfouis...

Le récit est agréable et l'intrigue plutôt intéressante, les personnages bien construits, (juste un bémol : la traduction du roman laisse à désirer dans les premiers chapitres : mauvaises constructions de phrases dans un français correct, mélange du mode imparfait et du présent, dans la même action. Ces imperfections nuisent à la qualité du texte, mais heureusement, cela ne dure pas).  
Malgré quelques petites longueurs, par endroits, j'ai vraiment bien aimé cette enquête dans l'ambiance du New York des détectives privés de l'après-guerre, entre les filatures et les déductions de Will Parker. Car c'est Will la narratrice de cette histoire un peu ésotérique sur les bords.  L'accent est mis sur les droits des femmes, la misogynie, l'homosexualité...  
Ces deux enquêtrices modernes ne manquent pas de piquant ni d'intelligence, et le roman est astucieux car les propos et la manière d'aborder les sujets ne sont pas "décalés" par rapport à l'époque. 
Un cosy-murder plutôt original qui se laisse lire agréablement malgré les petits défauts dûs à la traduction dont je parlais plus haut... 
Je vous le conseille, c'est une belle surprise ! 

Citations : 

"Wallace me dévisagea en plissant les yeux, comme s'il tentait de déterminer à quelle espèce de volatile j'appartenais : pigeon, tourterelle ou autre". 

"Ms Pentecost fronça Les sourcils. Elle détestait avoir des trous dans la biographie d'une victime. L'expérience lui avait montré que c'était là que les assassins aimaient se dissimuler."

"Quand quelqu'un en fait des tonnes pour me prouver que tel ou tel était un saint, je me demande toujours quels péchés il essaie de camoufler."