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dimanche 4 janvier 2026

J'AI LU : LE PENDU


Le Pendu
Louise Penny
Editions Actes-Sud
112 pages

Policier - Littérature Canadienne -Nouvelle Policière

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

4 étoiles  : ****

Dans les Cantons de l'Est, au Québec, près du célèbre village de Three Pines, (célèbre pour les amateurs des enquêtes de l'inspecteur-chef Gamache) un homme est retrouvé pendu dans une forêt, la découverte est faite par un joggeur. C'est à la manière de Poirot que Gamache réunira les potentiels suspects de ses investigations menées tambour battant et avec intelligence, ceci avec l'aide de son second, l'inspecteur Beauvoir. On y retrouve tout le charme de la série livresque, l'atmosphère de Three Pines, quelques-uns et unes de ses habitants que nous connaissons bien. La psychologie des personnages est toujours bien étudiée, l'affaire est intéressante et délicate, toute en profondeur, comme un secret enfoui... 
Si vous ne connaissez pas la saga de Louise Penny, cette nouvelle est une excellente introduction.
Une présentation des personnages récurrents du village est à découvrir à la fin de l'enquête, ceux que nous rencontrons lors de chaque roman.

"De vieilles demeures faisaient face au joli parc, de forme circulaire. De la fumée montait des cheminées, et on devinait dans l'air frais et propre le parfum subtil du bois d'érable. Three Pines était en paix."

vendredi 11 novembre 2022

J'AI LU : LA VIERGE AU LAIT


La Vierge au Lait 
et Autres Histoires Fantastiques du Berry
Martine Hermant
Editions Créer
Fantastique - Nouvelle


Les mystères du Berry ne cessent d’inspirer de nouvelles interprétations. Du fantôme d’Agnès Sorel au retour du meneur de loup, en passant par des visites insolites au cœur de la Champagne berrichonne, mais aussi du Sancerrois à la Vallée noire, de la Brenne aux confins du Bourbonnais… ce recueil de nouvelles vous invite à redécouvrir ces mythes et légendes pour mieux vous les approprier… comme si tout n’était, au final, qu’une affaire de transmission. Martine Hermant se souvient de ses années berrichonnes en revisitant ses histoires préférées d’une province aux mille sortilèges.


 MON AVIS 
(Sans Spoiler)


On ne s'imagine pas quels merveilleux voyages on va faire en ouvrant "La Vierge au Lait"...  Ce sont des nouvelles inspirées par les légendes du Berry, revisitées, recuisinées à la sauce Martine Hermant, si je puis m'exprimer ainsi, car la sauce est incroyablement jolie. 
On entre dans le Merveilleux, dans l'irréel, le rêve, la poésie...  Avec la plume raffinée et immersive de l'autrice, on sait que l'on va vivre un incroyable périple à chaque nouvelle, et si j'en ai préféré une parmi les autres, toutes exaltantes pourtant, c'est bien "les Puces Stellaires".
Mais que c'est beau ! 
On entre dans ces récits par celui qui donne le titre à ce recueil : la Vierge au Lait. La rencontre d'un homme et du fantôme de la belle Agnès Sorel, la favorite de Charles VII, nommée la Vierge au Lait à cause de l'oeuvre du peintre Jean Fouquet. Loin de moi l'idée de vous laisser un spoiler, une infime trace qui en dévoilerait toute l'essence, mais ce récit, on y croit. Certes, on replonge dans l'Histoire, mais on baigne dans l'univers de l'autrice qui n'est qu'onirisme. Ce sont des contes pour adultes, car tous n'ont pas une fin joyeuse, on y croise aussi une once d'érotisme, un peu de noirceur à l'accent gothique, mais on referme le livre satisfait d'avoir effectué cette belle odyssée si prometteuse, aux confluents du fantastique et des légendes berrichonnes, du mythe et des mystères... 
Et après avoir lu La Vierge au Lait, on pense à prendre garde si on sort la nuit, car l'on pourrait faire de bien mystérieuses et pourtant fabuleuses rencontres... 

Un mot sur les illustrations de Chris Brigonne, elles sont tellement appropriées, bien pensées, éthérées comme les images que l'on se fait de ces étranges entités et de ces pérégrinations au pays des sortilèges...

mardi 17 décembre 2019

J'AI LU : LE CRIME DE LORD ARTHUR SAVILE


Le Crime de Lord Arthur Savile
et autres Contes
Oscar Wilde
Editions Folio
Nouvelle
Littérature Irlandaise



Lord Arthur Savile doit épouser Sybil. Mais, lors d'un dîner mondain à Londres, il rencontre un chiromancien. Et dans sa main, le petit homme aux lunettes d'or voit le Crime ! Lord Arthur Savile décide d'en finir avec l'odieuse prophétie. Il lui faut tuer, le plus vite possible, avant de se marier. Mais à qui ôter la vie, et comment ? 


MON AVIS
(Sans Spoiler)


Que dire sinon que cette oeuvre est signée Oscar Wilde et que sa plume est divine. Le sujet du livre, l'intrigue par elle-même, est astucieuse, même malicieuse, tournée avec finesse et panache, c'est sarcastique et délicieux comme toujours chez Wilde.
Lord Savile doit perpétrer un crime après s'être entretenu avec un chiromancien lors d'un dîner mondain chez la duchesse de Windermere. Pour se débarrasser du poids de cette prédiction avant son mariage, il veut tuer quelqu'un tout de suite. Mais rien ne se passe comme prévu, bien entendu ! Tous ses essais se concluront par un échec, jusqu'au jour où...  C'est corrosif mais tellement savoureux ! Du Wilde dans toute son excellence.

mercredi 31 juillet 2019

J'AI LU : GENS DE DUBLIN


Gens de Dublin
James Joyce
Editions Pocket
Littérature Irlandaise - Nouvelle


Après la publication en 1907 de poésies de jeunesse, James Joyce publie en 1914 un recueil de nouvelles commencé dès 1902. Il s'agit de Dublinois. Quelle surprise pour les lecteurs de découvrir ces quinze nouvelles, si sages, si classiques, si claires.Dans ce livre, Joyce décrit, avec un sens profond de l'observation, les moeurs de la bourgeoisie irlandaise, l'atmosphère trouble et le destin tragique de la société de l'époque. Les thèmes favoris de Joyce, l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vie publique sont ici incarnés par divers types d'habitants de Dublin, "ce cher et malpropre Dublin" que Joyce aimait tant.


MON AVIS
(Sans Spoiler)

Une oeuvre impressionniste, comme un tableau par petites touches, tellement bien observée... Portraits de Dublinois décrits à la fois avec force et profondeur. Par moments, j'ai ressenti un trait commun avec Maupassant, certains personnages sont tributaires de la vie, de leur situation, de l'époque, ils entrent dans la lumière le temps de raconter une histoire, leur histoire... 
L'atmosphère de Dublin est superbement dépeinte, la ville est comme un personnage à elle seule, elle vit à chaque portrait, à chaque histoire. Une oeuvre brillante...

mercredi 10 octobre 2018

J'AI LU : ALBERT NOBBS


Albert Nobbs
George Moore
Editions Pocket
Nouvelle 
Littérature Irlandaise


Quel singulier destin que celui d'Albert Nobbs ! Majordome à l'hôtel Morrison, il y est apprécié pour sa discrétion et son efficacité. Mais, pour pouvoir travailler, Albert doit dissimuler un singulier secret. Sous ses vêtements masculins se cache depuis trente ans une femme travestie en homme. Alors qu'un ouvrier découvre l'imposture, Albert choisit pour la première fois de sa vie de réaliser un de ses rêves... Confusion des sentiments et questionnement sur l'identité, l'histoire d'Albert Nobbs dans le Dublin de la fin du XIXe siècle se révèle d'une étonnante modernité.

MON AVIS
(Sans Spoiler)


Surprenant, étrange par moments, mais j'ai pourtant aimé ma lecture, malgré que ce genre de roman ne soit pas celui que je lis habituellement, mais j'aime tellement l'Irlande, j'aime découvrir ce merveilleux pays aussi par sa littérature, outre James Joyce.

La plume d'Albert Moore, bien que classique, est fluide et le sujet moderne. Dans le Dublin de la fin du XIXe siècle, une période difficile pendant laquelle régnait la misère et où l'émigration vers les Etats-Unis était monnaie courante, une femme se fait passer pour un homme afin d'obtenir un emploi à l'hôtel Morrison, un emploi pour gagner sa vie.

Personne ne se doute de quoi que soit jusqu'à ce peintre qui doit dormir dans la même chambre qu'Albert et qui est lui-même... une femme. Le narrateur est un troisième personnage qui nous conte l'histoire, puisqu'il a séjourné dans ce même hôtel lorsqu'il était enfant. mais on ne parle pas plus que cela de lui, ni de son auditeur... 

Le majordome Albert Nobbs est donc une femme à la féminité suspendue, car elle a choisi de vivre avec une apparence d'homme pour être libre, sans être lesbienne à la base. Sa nouvelle amie Janet, alias le peintre Hubert, va la pousser à épouser une femme. Il y a comme une tristesse tout au long de la lecture, de la souffrance même, mais aussi de la tendresse et de la cruauté. Albert Nobbs a eu une vie d'effacée, une vie de dissimulation : masquer sa féminité, choisir un prénom masculin, entrer dans un corset pour élaguer ses formes, rester raide, et vivre de rêves. 

Le comportement des femmes, hors nos héroïnes travesties qui elles, sont plutôt matures et équilibrées, dans cette nouvelle, m'a déplu, on est dans les clichés sexistes, commérages, cupidité, voire la stupidité dans toute sa splendeur.

J'ignorais qu'il existait un film, je l'ai découvert grâce à la couverture du livre, j'imagine la qualité de ce long métrage, servi par Glen Close... 
Un petit aperçu grâce à la BA ci-dessous.