mercredi 13 septembre 2017

J'AI LU : TELLUCIDAR TOME 2


Tellucidar 
Tome 2
Jean-Luc Marcastel
Editions Scrinéo
Fantasy Jeunesse


Un autre monde, sous vos pas, au coeur de la Terre. Un monde inversé, où l'horizon monte au lieu de descendre, où des peuples humains disparus cohabitent avec les descendants des grands reptiles de jadis. Mais ce monde est en danger. La Tellcorp, une multinationale que rien n'arrête, l'a découvert. Elle réduit ses peuples en esclavage à l'aide de mercenaires et de terrifiantes machines de combat. Lucas, Patrick, Charles, Korè Attawhakan, et Kshaann, leur compagnon dinosaurien, doivent retrouver les rebelles pour contrer les desseins du sinistre cartel. Mais entre les prédateurs géants, les plantes carnivores et les drones de la Tellcorp, la jungle de Tellucidar recèle bien des dangers... Et Michaël Kirov, l'impitoyable chef de la sécurité de la compagnie, s'apprête à frapper. La dernière bataille va commencer...

MON AVIS
(Sans Spoiler)


Un tome 2 tout aussi dense mais un tout petit peu moins intense que le premier tome, avec cependant moult rebondissements, une fin extraordinaire et une richesse d'univers absolument fantastique. 
La civilisation de Tellucidar s'inspire à la fois de celles précolombienne et grecque, avec un beau détour du coté de l'Atlantide, (certains détails m'ont fait penser à l'album BD d'Edgar-Pierre Jacobs "L'Enigme de l'Atlantide", notamment à cause de l'orichalque qui était LE métal des Atlantes) elle nous entraîne dans un voyage au coeur d'un monde à la végétation luxuriante superbement retranscrit et peuplé par une faune préhistorique. 
Mais à ce sujet, la plume alerte de l'auteur ne déçoit jamais le lecteur. 
A noter : un lexique extraordinaire nous immerge efficacement dans cet univers souterrain.

La tâche est ardue pour nos héros et l'auteur ne leur a rien épargné ! Âpre est le combat  pour parvenir à sauver Tellucidar.

L'intrigue est suffisamment étoffée pour que le lecteur soit totalement emporté par l'histoire. On se doute que les choses vont s'éclaircir pour Lucas et Korè, je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler l'histoire, car ce dénouement reste une belle surprise. 
Lucas se montre très vite héroïque grâce à une "qualité" inopinée, mais c'est surtout son évolution vers la maturité qui offre de la profondeur au récit (si l'on fait abstraction de ses hormones en ébullition permanente...) car si Lucas a du chemin à faire sur ce plan, (à 19 ans, il se comporte encore comme un jeune ado) lors de son arrivée en Tellucidar, il relève parfaitement le défi à la fin du roman.

Les femmes sont motif de querelles et de haine dans ce tome 2... Il faut sauver 2 mondes des affres de l'appât du gain, le nôtre et Tellucidar, mais le thème de la romance reste récurent sur bien des sujets. Mais finalement, l'amour est le vrai moteur du monde, quand ce n'est pas l'argent, et dans "Tellucidar" l'auteur parvient à un bon roman en mêlant les deux.

Un petit bémol cependant... Il y a plus de dinosauroïdes que de femmes à Panshir !  Korè est l'unique femme du roman, (on parle de sa mère, de la mère de Lucas et de celle de Charles, mais les trois sont décédées au moment du récit) ce n'est pas vraiment ennuyeux mais Tellucidar reste décidément très masculin... 
Korè est une jeune princesse de 15 ans sur qui Tellucidar s'appuie pour faire une alliance afin de sauver ce monde des griffes de la Tellcorp. On sait la jeune fille responsable et combative mais elle est bien seule... Son père n'est guère chaleureux avec elle, (et encore moins avec Lucas). Peut-être quelques contraintes éditoriales ont-elles privé le lecteur d'une plongée plus introspective en Tellucidar et, à fortiori, s'en est-il suivi d'une suppression de potentiels personnages féminins qui auraient pu réchauffer le coeur et soutenir le moral de la princesse... 

J'ai beaucoup aimé la construction de la fin du récit, et la suite supposée, dont le lecteur ne pourra se délecter puisque Tellucidar est une duologie. Mais j'ai adoré ! Idem pour le clin d'oeil de la part de Jean-Mathias Xavier, l'illustrateur. Celui-ci a croqué les traits de l'auteur pour immortaliser Simon Aleyrac, le journaliste narrateur de cette histoire. Juste parfait ! 

dimanche 27 août 2017

J'AI LU : LE PROJET STARPOINT TOME 1


Le Projet Starpoint
Tome 1 :
La Fille aux Cheveux Rouges
Marie-Lorna Vaconsin
Editions La Belle Colère
Science Fiction, YA



Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s’apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler – un peu –, écouter de la musique – souvent –, draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l’occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu’il devra endurer au sujet de sa mère – prof de maths au lycée –, ni sur la peine que lui causeront ses passages à l’hôpital pour rendre visite à son père – brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d’une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée. Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s’est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d’autant plus intrigante que les deux filles n’ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d’ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d’un autre genre : elle a les cheveux rouges, s’habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n’apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s’isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l’irrite autant qu’elle l’attire, jusqu’à ce qu’elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu’elle appelle l’« angle mort » des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu’il est sur le point de basculer dans un monde parallèle - le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre. 


MON AVIS
(sans spoilers)

Quelle surprise que ce roman ! Une étonnante surprise... malgré un univers lycéen quasi permanent et les préoccupations des ados de 15 ans, (régulièrement, le lecteur est en immersion totale dans une classe...) ce roman reste une belle découverte. Surprenant, dépaysant, particulier, ce récit de science fiction rappelle un petit peu l'univers de Philippe Pullman. En tout cas, l'imagination de l'auteure fourmille d'originalité et de poésie. 

Certes le passage d'un monde à l'autre, d'une dimension à une autre, n'est pas nouveau, mais là, de la jolie manière dont ce crée ce passage, avec le mystère d'une intrigue bien écrite, à défaut d'être très bien ficelée car certains événements sont prévisibles (elle est tout de même suffisamment intéressante et les rebondissements ne manquent pas), le lecteur se laisse surprendre et emporter par le récit. 
Les actions se situent dans les deux mondes, on va et on vient, le rythme est soutenu, on ne perd pas une miette de l'intérêt pour histoire.

La plume est alerte, maîtrisée, le roman est écrit au présent, ce que je n'aime pas d'habitude, mais je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, ce qui implique le réel talent de l'auteure.
J'ai aimé les personnages, les trois principaux héros sont attachants, surtout Pythagore.

Par contre, je n'aime pas beaucoup la couverture, semblable au style des romans fin XIXe siècle et début du XXe, je ne suis vraiment pas fan, l'oeuvre méritait mieux. On a même du mal à lire la 4e de couverture tant l'écriture est serrée et minuscule et les couleurs (beige sur fond rouge) ne sont pas assez contrastées pour rendre le texte lisible. Vu que je n'ai pas pu lire cette mise en bouche, le roman a été une réelle belle surprise.

En bref : Le Projet Starpoint est un petit régal ! 
PS : Méfiez vous des des angles morts...lol

mardi 8 août 2017

J'AI LU : LA PASSE-MIROIR TOME 3 - LA MEMOIRE DE BABEL


La Passe-Miroir
Tome 3 : 
La Mémoire de Babel
Christelle Dabos
Tome 1 : 
Les fiancés de l'Hiver 
Tome 2 : 
Les disparus du Clairdelune 
Editions Gallimard Jeunesse
Fantasy

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui, il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?


MON AVIS

(Sans spoiler)


Nous retrouvons Ophélie sur Anima, son Arche natale, deux ans et sept mois après la dramatique fin du tome 2. Elle se morfond sans nouvelles de Thorn, épiée par les suppôts de Dieu. C'est là qu'Archibald débarque et lui ouvre les portes de l'exubérante Babel, Arche où elle serait susceptible de rejoindre Thorn. 

Mais à Babel où règnent deux Esprits de Famille, Hélène et Pollux, Ophélie est seule dans un décor qui oscille entre désert aride et luxuriante jungle et où la température qui y règne est beaucoup trop chaude... Ophélie se retrouve encore et toujours dans une société dangereuse, mais cette fois-ci rigide, censurée, codifiée et quasi totalitaire, où l'art du paraître est primordial et ostentatoire. Société où elle doit se fondre dans le moule et qui ne lui fait aucun cadeau. En même temps que notre héroïne, le lecteur doit faire le tri, et ce n'est guère évident, entre nouveaux alliés et nouveaux ennemis. 

Mis à part la canicule ambiante et ce côté orientalisé de Babel que je n'ai pas aimé, j'ai été très heureuse de retrouver Ophélie et son extraordinaire univers, si foisonnant que le lecteur est totalement transporté et habité par l'histoire.

La progression du récit ralentit un peu au centre du livre (peut-être parce que les mystères s'épaississent encore...) mais la fin, où tout s'accélère, est riche en rebondissements, surprises et révélations. Du pur Christelle Dabos dont la plume élégante, précise et imaginative, tellement visuelle, nous gratifie de mille et un détails !

Juste un tout petit bémol : Ophélie est encore un souffre douleur en détresse, injustices peut-être un peu trop éculées pour un tome 3, là ça suffit, la prochaine fois, rebiffe toi Ophélie ! Mais c'est aussi ce qui rend notre héroïne touchante... 
J'ai été totalement emportée, séduite, fascinée, éblouie par ce tome 3 !  ❤️ L'étincelle est toujours là et ne risque pas de s'éteindre au vu de l'intensité du roman.
Quand on sait que l'on doit attendre plus d'un an pour lire le tome 4, c'est un supplice ! 

mercredi 21 juin 2017

J'AI LU : SIX OF CROWS


Six Of Crows
Tome 1
Auteure : Leigh Bardugo
Editions Milan
Fantasy, YA

Ketterdam – Quartier du Barrel : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Brekker, dit "Les Mains Sales". Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…



MON AVIS


L'univers de ce roman est sombre mais riche, original et extrêmement bien planté et travaillé. Les consonances nordiques de cet univers et des langues m'a beaucoup plu. Le roman suit 6 personnages et leurs histoires, chacun de ces six protagonistes, tous hors la loi ou criminels malmenés par la vie, s'est retrouvé à Ketterdam pour différentes raisons. Le destin les réunit pour organiser l'évasion du savant Bo Yul-Bayul, emprisonné au Palais de Glace, une forteresse infranchissable. Ce savant a conçu une drogue permettant de gagner la guerre entre Kerch et Fjerda. Une mission hautement à risques, quasi impossible, mais s'ils réussissent, ils seront riches.

Le lecteur fait donc la connaissance de Kaz Brekker, jeune voyou surdoué et chef de cette entreprise, de Nina, une grisha, guérisseuse capable de modifier son apparence, d'Inej, de Wylan, de Jasper et de Matthias. Deux filles et quatre garçons, voici les Six of Crows...  


L'histoire compte 6 parties. Au cours du récit, on apprend à connaitre les principaux personnages. Car l'auteure ne nous dit pas tout dès le début, il faut creuser pour découvrir...Kaz, Inej, Nina, Jesper, Matthias et Wylan, leurs histoires, leurs liens, leurs passés et leurs espoirs, leurs personnalités -parfois à plusieurs facettes- et leurs secrets.... 

L'intrigue est bien cousue et l'auteur prend le temps de décortiquer la psychologie de chaque héros, son histoire, ses travers et ses qualités. Le lecteur s'attache petit à petit aux Six of Crows malgré la noirceur notoire du roman et l'éthique, par moment très discutable, de ces personnages.

De temps à autre, dans les "flash-back" de certains personnages, comme Kaz par exemple, je me suis un peu ennuyée car l'action et le suspens ralentissaient. De toute façon, l'intrigue reste lente, réussie, mais lente, malgré les rebondissements et les révélations.

Le roman est intéressant car l'univers, le décor sont incroyablement bien pensés et bien construits, mais certaines scènes sont brutales. Nos héros sont des "durs à cuire". Juste un bémol : quand je saute des passages comme ce fut la cas lors de cette lecture, cela signifie qu'elle ne m'a pas totalement emportée bien que la fin de ce tome recelait des surprises...  
Je lirai surement le tome 2, mais pas tout de suite...
En résumé : lecture en demi-teinte mais avis positif.

Certaines fois, on imagine bien un roman devenir une série, Six of Crows fait partie de ces romans-là. Peut-être est-ce dû à l'excellente qualité de l'écriture, mais pas seulement...

Dans le cas où le lecteur ne connait pas la trilogie Grisha, de la même auteure, parue avant celle-ci, cela ne gène en rien la lecture ni la compréhension de l'univers des grishas, justement.

lundi 5 juin 2017

J'AI LU : LE PENSIONNAT DE Mlle GERALDINE - TOME 3


Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine
Tome 3
Jupons et Poisons
Gail Carriger
Editions Orbit - J'ai Lu
Fantasy, Steampunk



Toujours élégante, Sophronia continue sa deuxième année au pensionnat – avec un éventail à lames d’acier dissimulé dans les plis de sa robe de bal, bien évidemment. Une arme tendance et fort à propos, puisque la jeune espionne, sa meilleure amie Dimity, l’adorable soutier Savon et le charmant Lord Felix Mersey montent clandestinement dans un train en direction de l’Écosse pour ramener leur camarade de classe Sidheag à sa meute de loups-garous. Personne ne se doute de ce qu’ils vont trouver – ou qui – à bord de ce train étrangement vide. Alors que Sophronia met à jour un complot susceptible de plonger Londres tout entière dans le chaos, elle va aussi devoir décider une bonne fois pour toutes vers qui va sa loyauté. 
Rassemblez vos poisons, affûtez vos plumes d’oie et rejoignez les jeunes et gracieuses machines à tuer du pensionnat de Mlle Géraldine dans ce troisième volume passionnant offert par l’auteur steampunk à succès Gail Carriger.


MON AVIS : 

Je ne le dirai jamais assez : cette série est un vrai bonbon ! Si le rythme de cet "épisode" est un peu plus lent au début, il va crescendo, au rythme de la locomotive volée par Sophronia et ses amis, entre suspens et humour, vers le dénouement riche en émotions d'une intrigue toujours aussi bien ficelée par l'auteure. J'aime toujours autant le sens de la répartie de notre héroïne ! Encore un tome rafraîchissant, plein de fantaisie (de Fantasy aussi) et d'originalité.

Sophronia a maintenant 16 ans, elle est l'une des meilleures élèves du Pensionnat de Mademoiselle Géraldine (cet étonnant dirigeable-école d'espionnage qui vogue au dessus de l'Angleterre Victorienne). Elle a décidé d'aider son amie Sidheag dans une situation complexe (voici l'affaire Kingair déjà décrite dans le Protectorat de l'Ombrelle).  
Et dans ces cas-là, Sophronia peut compter sur ses proches amis, fidèles au poste. Après un bal au cours duquel il arrive un événement bien étrange dans la maison de ses parents, les voici en route pour l'Ecosse après avoir volé un canot (qui vole bien sur !). 
Une escapade totalement rocambolesque, pendant laquelle, nos héros embarqués dans un train où ils voyagent clandestinement, vont mettre le doigt sur une seconde énigme, en lien avec le fil rouge de cette saga.

Et dans ce tome 3, notre héroïne va totalement baigner dans un triangle amoureux... On s'en doutait un petit peu, après la fin du tome 2, mais là, les choses se confirment... Même si l'intrigue ne s'appuie pas sur grand chose, la plume de l'auteure, fort alerte et distrayante, sait nous tenir en haleine. Il parait que le tome 4 sera, hélas, le dernier de cette série qui sent bon le thé et les petits gâteaux à l'anglaise...
J'adore ! 

dimanche 14 mai 2017

J'AI LU : LE ROYAUME DE MESSIDOR - TOME 1


Le Royaume de Messidor
Tome 1 : Derrière le Livre
Eunice D.M. 
Illustration de Couverture :
Alexandra V. Bach
Editions Rebelle
Fantasy Jeunesse


Un voyage en Écosse qui tourne au cauchemar. 
Un étrange livre. 
Un majestueux aigle noir. 
Et deux adolescents à la vie tout à fait normale. 
D’un côté, Thomas qui vit en France et, de l’autre, Anaël qui réside au royaume de Messidor. 
Leur rencontre était improbable, mais le destin en a décidé autrement !


MON AVIS


Roman Fantasy aux ingrédients très "jeunesse" mais aux descriptions néanmoins précises. La plume n'est hélas pas à la hauteur de l'univers et des prétentions de ce roman, la narration est lourde et maladroite, elle manque de pep's et surtout de charme, quel dommage ! J'aurais pu être embarquée dans la course folle, j'ai juste été me promener au ralenti.

Le lecteur fait la connaissance de Thomas, enfant adopté par une directrice d'école, à qui son oncle, qu'il ne connait pas encore, a offert un billet d'avion pour venir le rencontrer en Ecosse. 
Le voyage ne se passe pas comme prévu et Thomas se retrouve engagé dans une mission dans laquelle il doit aider Anaël, un fils de forgeron qui souhaite devenir chevalier. Cet autre adolescent vit au royaume de Messidor, ainsi que Shania, la fille d'un comte et Bizouille le lutin. On rencontrera plus tard un elfe qui les guidera de manière très protectrice et efficace. Les deux futurs amis communiqueront par télépathie et seront contraints de se faire confiance. La mayonnaise prendra et l'équipée sera héroïque.

Mais je ne me suis pas attachée aux personnages... Tant de choses m'ont gênée dans la narration...  Des descriptions scolaires, une rédaction plate, malhabile. Par exemple, dans un roman fantasy, au lieu de parler d'une altitude de 1700 m à propos d'une montagne, on préfère évoquer les hauteurs vertigineuses et la brume autour les sommets, cela donne une idée de la dimension, mais citer le chiffre d'altitude fait brochure touristique...  
C'est ainsi (et entre autres exemples de la lourdeur du style) que je suis restée sur le bord de la route qui aurait pu m'emmener au coeur de Messidor... 
A part cela, et ce n'est pas un détail, tous les ingrédients y étaient, l'univers fantasy dans la forêt des elfes, l'initiation, la quête, l'originalité du roman, (l'un des héros est transformé en majestueux animal pour se présenter à l'autre) et la surprise finale. Sans oublier le rébus à déchiffrer dans l'épilogue... Lien vers le tome 2.

lundi 17 avril 2017

J'AI LU : L'AUBERGE ENTRE LES MONDES - TOME 1


L'Auberge entre les Mondes
Tome 1 : 
Péril en Cuisine
Jean-Luc Marcastel
Editions Flammarion Jeunesse
Fantasy



Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent, des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l'ombre ; et il y a cette force qu'il ressent au plus profond de lui... Alors que les mondes s'affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.


MON AVIS

D'emblée, le lecteur est happé par le souffle merveilleux de la plume de l'auteur, celle-ci toujours aussi élégante, par l'univers et par le récit, palpitant dès les premières pages. Je ne parlerai pas beaucoup des héros, je ne voudrais pas gâcher au futur lecteur, les surprises que j'ai eu en me laissant porter par l'histoire. Ce serait vraiment dommage. 
Donc surtout pas de spoil ! 
(Et pour encore moins de spoil, ne surtout pas regarder la 3e de couverture, à l'intérieur du livre, afin de ne pas découvrir trop vite les illustrations de 4 personnages avant la lecture, par contre, le lecteur peut étancher sa curiosité sur la 2e de couverture où figurent les 3 héros...) 

En gros, ce roman c'est Harry Potter en cuisine... La sauce prend dès le début, et ne retombe pas ! On fait la connaissance de Nathan et de Félix, deux ados orphelins et amis d'enfance. Ils sont déjà dans le train pour rejoindre leur lieu de job d'été, l'Auberge des Montagnes, en plein coeur du Cantal. Cette auberge est celle de monsieur Raymond, un de leurs professeurs de cuisine dans leur école hôtelière toulousaine. 
Dès le soir de leur arrivée, les choses vont tout de suite s'enchaîner d'une manière terrifiante, à tel point que Nathan va croire avoir eu de sévères hallucinations lors de son réveil le lendemain. Mais ces hallucinations vont aller crescendo, jusqu'à ce qu'il découvre enfin quel est cet endroit bizarre, pourquoi il est là et ce qui repose sur ses épaules...

La seconde partie du roman parait plus "jeunesse" que la première, avec une exploration dans d'étranges galeries. Mais la fin nous laisse dans une impatiente attente de la suite.

Encore une pépite de la part de l'auteur, pour nous régaler...

A la fin de ce roman, on enchaîne avec de savoureuses recettes de cuisine cantalienne, "racontées" par 2 protagonistes de l'histoire, un peu à la manière de celles qui figurent à la suite des romans de la saga Louis le Galoup du même auteur. De quoi réjouir les papilles du lecteur en attendant la lecture du tome 2...

dimanche 9 avril 2017

J'AI LU : A COMME ASSOCIATION - TOME 2


A comme Association
Tome 2 : 
Les Limites Obscures de la Magie
Pierre Bottero
Editions Folio Junior
Fantasy Jeunesse


Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l'incroyable pouvoir d'être incassable ou presque. C'est pourquoi L'Association l'a recrutée comme agent stagiaire. Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L'Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l'incassable risque fort de comprendre ce que "ou presque" veut dire 


MON AVIS : 


Si le tome 1 m'avait enthousiasmée lors de sa découverte, le tome 2, quant à lui, ne m'a pas emportée dans sa magie promise, alors que je m'attendais à un épisode tout aussi bien tricoté. 
Bien sur, on suit la plume de Pierre Bottero, (auteur des séries Ewilan et Ellana que j'avais adorées) donc le roman se laisse parcourir sans déplaisir malgré certaines expressions un peu trop "djeuns" (surtout dans le langage de l'héroïne), comme un tout petit parfum de bit lit, ce qui nuit pour moi à une belle prose, et puis il reste très "jeunesse" alors que le tome 1, récit d'Erik Lhomme, était plus intéressant pour un lecteur adulte.

Cette fois-ci, on suit Ombe Duchemin, 18 ans et motarde, paranormale elle aussi, stagiaire à l'Association, la société secrète garante de la paix entre paranormaux, anormaux et humains. Ombe est un peu plus mature que Jasper (héros du tome 1) d'un côté, mais tout aussi maladroite et surtout moins bien élevée, sans oublier son ego surdimensionné. L'innocence et la modestie de Jasper charmaient, mais le coté suffisant d'Ombe irrite et enlève toute sympathie envers ce personnage effronté. 

Notre héroïne croit tout savoir et tombe, bien sur, sur un os pour résoudre sa première enquête. Sa deuxième tentative se révèle nettement plus efficace, contre un ennemi retors et malin, mais Ombe manque terriblement de panache. 
Tout est fait pour nous faire penser à un semblant d'héroïne bit lit, y compris lorsqu'elle pilote sa Kawasaki à 300 à l'heure, sur le Périph parisien, hum... pilote aussi chevronné à 18 ans... Oui pourquoi pas... Elle sait presque tout faire cette fille, mais elle n'a aucun savoir-vivre, aucunes manières, aucune éducation, aucun chic, bref sans intérêt. 
Ombe
Signe particulier : incassable. 
Aime : sa moto, tabasser les gros monstres, qu'on lui fiche la paix !
Mission : faire l'effet d'une bombe sur les trolls et les gobelins. 
Voilà à peu près le ton de la demoiselle...

Les événements s'enchaînent d'une manière prévisible dans ce roman, beaucoup trop pour que les effets de surprise puissent passionner le lecteur de plus de 11 ans. Malgré tout,  il y a ce mystère de l'homme à la moto, qui trouvera certainement son dénouement dans un prochain tome car on reste sur notre faim en ce qui concerne ce détail final. 

jeudi 23 mars 2017

J'AI LU : LA TOUR


La Tour
Cecile Duquenne
Editions Voy'el
2015
Young Adult, Thriller


Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués? Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d'avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir ? surtout que son pire ennemi se trouve à l'intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s'échapper? Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?


MON AVIS

Roman magistralement écrit, récit mené avec une belle maîtrise, le lecteur est enfermé dans la tour avec les protagonistes. Dès la première page, on est sous tension, on ressent l'angoisse stagnante, omniprésente jusqu'à la fin. Mais... Oui, car il y a un "mais"...  

Je n'ai pas vraiment accroché. Pourquoi ? Un trop plein d'invraisemblances et de désespoir pétrifient le roman et le suspens n'en est plus du tout captivant. Bien que singularités et bizarreries s'expliquent à la fin du livre, elles sont à l'origine de ma désaffection. 

Le lecteur franchit toutes les étapes en même temps que cette héroïne brisée par un drame dont elle ne se souvient pas au début. A chaque étage de la tour, les personnages retrouvent une partie de leur mémoire, mais ce même lecteur finit par se douter de quelque chose...
Quelque chose qui s'avère vrai à la fin du roman. J'avais 2 hypothèses finales, et j'espérai que ce ne soit tout de même pas cette solution, et bien si ! L'une de mes deux hypothèses était la bonne. 

Au début, je suis pourtant entrée dans le roman, car je n'avais aucun à priori négatif, bien au contraire, mais cette tour m'a lassée. Il n'y avait aucune progression positive, chaque étape franchie n'apportait pas son lot de lumière, disons plutôt que l'espoir mettait du temps à s'insinuer, mais au final il s'est avéré glauque. 

Culpabilité, vengeance, rédemption n'ont pas été ma tasse de thé, mais je n'ai pas pour autant abandonné ma lecture grâce à la superbe qualité de l'écriture, car ce fut un réel plaisir de découvrir la plume de Cécile Duquenne.  Je vais d'ailleurs m'empresser de commencer sa série steampunk "Les Foulards Rouges".

dimanche 19 mars 2017

J'AI LU : LES ETRANGES TALENTS DE FLAVIA DE LUCE


Les Etranges Talents de Flavia de Luce
Tome 1
Alan Bradley
Editions 10-18
Policier, Fantastique



Pour Flavia de Luce, presque 11 ans, la découverte d'un oiseau mort sur le seuil de Buckshaw, le manoir en ruine de la famille de Luce, constitue un mystère passionnant - d'autant plus qu’un timbre assez rare est planté sur son bec. Mais ce qui est encore plus curieux, c’est l'effet terrifiant produit par cet oiseau de malheur sur son père, veuf mélancolique et grand philatéliste. Bientôt, Flavia découvre quelque chose d'encore plus choquant gisant dans le champ de concombres qui confirme le drame annoncé par cet oiseau de mauvais augure. Alors que la police s’invite à Buckshaw, Flavia décide que c'est à elle de rassembler les indices et de résoudre le puzzle. Qui était cet homme qu'elle a entendu se disputer avec son père ? Que faisait ce funeste oiseau en Angleterre ? Qui est le vengeur d'Ulster ? Et, plus étrange encore, qui a dérobé une part de l’indigeste tarte à la crème anglaise préparée par Mrs Mullet et qui reposait au frais sur le rebord de la fenêtre ?


MON AVIS : 
(sans spoiler)

L'impertinence et l'intelligence de cette gamine attachante, astucieuse et cultivée, passionnée de chimie (surtout de poisons qu'à faible dose elle teste sur ses soeurs lol. C'est un peu la note gothique lol), ne font qu'ajouter au charme de ce roman policier bien ficelé, sans hémoglobine et sans violence à outrance. 

L'auteur n'a pas lésiné sur l'humour anglais, le vocabulaire est riche, bref, la plume est belle et élégante. J'ai aimé la narration à la première personne qui collait parfaitement au style de l'auteur. Et malgré la lenteur apparente de l'enquête, on ne s'ennuie pas une seconde. L'intrigue est originale, le récit rythmé et le dénouement réserve un palpitant coup de théâtre.

Notre jeune enquêtrice au flegme britannique devance la police avec quelque chose d'Alice au Pays des Merveilles dans l'Angleterre d'Agatha Christie, et cela m'a beaucoup plu ! L'histoire se déroule au tout début des années 50 mais par moments, elle pourrait tout aussi bien se passer dans les années 30 ou même 60, si l'on ne parlait pas de George VI et de la Seconde Guerre mondiale encore toute proche, et ce flou historique ajoute au brouillard de l'enquête.

Nous suivons donc Flavia et Gladys, sa fidèle bicyclette, qui la dépose où l'enquête entraîne notre héroïne, au fil de ses déductions. Après avoir découvert un homme entrain de mourir dans le carré des concombres du potager familial, Flavia va tenter de disculper son père que tout accuse. Pour cela, elle va enquêter sur un second assassinat perpétré des années auparavant. Tout part d'un timbre-poste apporté par un oiseau mort... 

Je lirai les tomes suivants avec beaucoup de plaisir.

samedi 18 mars 2017

J'AI LU : IMPYRIUM - LIVRE 1


Impyrium
Livre 1
Henry H. Neff
Editions Hachette Romans
Fantastique, Dystopie


Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium. Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône. Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?



MON AVIS 

Plus j'avançais dans ma lecture, plus mon intérêt grandissait, plus j'aimais l'histoire, l'univers, les protagonistes. Une bien jolie surprise que ce premier tome des aventures d'Hazel et de Hob. Le seul bémol est la lenteur de l'évolution du récit, il n'y a pas vraiment d'intrigue, ni d'action à proprement parler, pas de conclusion non plus à la fin de ce premier tome, mais l'auteur a tout de même réservé quelques surprises et découvertes au lecteur.

On fait la connaissance de Hazel, princesse et membre de la fratrie triplée, chacune héritière potentielle de l'impératrice, leur grand mère. Or la jeune fille a une particularité qui en fait une paria à la cour, elle est née albinos. Parallèlement, on suit l'arrivée à Impyria du jeune Hobson Smythe, dit Hob, mineur de fond plutôt roublard, intelligent et cultivé, et futur espion, natif des Sentinelles, embarqué par Mr Burke vers un destin plus alléchant et lucratif mais néanmoins aléatoire : renverser le pouvoir en place depuis 3000 ans. 
Rien n'est fait pour que nos deux héros se rencontrent et pourtant...  Les chapitres sont alternés, tantôt on a le point de vue de Hob, et tantôt celui de Hazel. 

Si personne ne fait attention à "l'albinos", sa grand-mère impératrice, dite "l'Araignée", fonde de grands espoirs sur le talent pour la magie de notre héroïne, qui n'a rien de parfait puisqu'elle travaille mal en cours. Intrigues, jalousies entre membres de la noblesse, mystères,  manipulations, complots, le récit est plutôt fascinant et prometteur.

Ce roman n'est pas un coup de coeur au vu de la lenteur des événements, mais l'univers très bien travaillé, le décor subtilement bien planté et la plume alerte captivent, malgré tout, le lecteur, qui en redemande à la fin de ce tome 1.

samedi 25 février 2017

J'AI LU : LUMIERE, LE VOYAGE DE SVETLANA



Lumière
Le Voyage de Svetlana
Carole Trébor
Editions Rageot
Fantastique Jeunesse


Hantée par la dernière volonté de sa mère adoptive, Svetlana quitte le Paris des Lumières pour rejoindre la Russie des tsars. Au cours de ce voyage, elle rencontre des êtres mystérieux, Varlaam et Mira, et se découvre d’étonnants pouvoirs... Pour accepter sa véritable identité, Svetlana doit affronter sa part d’ombre. Et qui, de Boris l’officier d’élite, ou d’Aliocha, le paysan rebelle, l’aidera à se révéler à elle-même ?





MON AVIS : 

La plume de l'auteure est jolie et j'ai beaucoup aimé ce voyage fantastique mâtiné d'Histoire, entre les bourrasques de vent, la neige et la glace dans la Russie des tsars. Nous plongeons dans le siècle des Lumières, à Paris, entre la fin du règne de Louis XV et la Russie de Catherine II, entre croyances païennes et savoir éclairé, tout en découvrant quelle est la véritable nature de notre héroïne.
Svetlana Horville a été adoptée quelques années plus tôt par un couple de Français, mais elle est née Russe et doit retrouver ses parents biologiques, Ania et Piotr Gronine, suite à la promesse faite à sa mère adoptive que la grippe a emportée quelques mois plus tôt.
C'est en triant les tableaux de cette mère artiste que Svetlana tombe sur son carnet de voyage qui relate les conditions de son adoption, douze ans plus tôt. 
Elle essaie alors de convaincre son père adoptif de s'embarquer dans ce voyage vers St-Petersbourg, mais c'est grâce en partie au philosophe Denis Diderot et à son voisin Guy que les choses se concrétiseront. 
De voiture en traîneau, elle rencontrera Aliocha, à la fois son binôme et son opposé, elle est une enfant des Lumières, une philosophe, et lui ne se fie qu'aux croyances et superstitions antédiluviennes des paysans russes... La raison est confrontée au surnaturel... Et l'histoire à suivre leur prouvera que tout a une importance...
Au cours de son voyage, Svetlana rencontrera de bien étranges personnages qui lui viendront en aide car la Russie de la tsarine n'est pas le Paris des Lumières... Je ne veux surtout pas parler de la quête de notre héroïne et dévoiler les jolies et mystérieuses surprises qui m'ont charmée et en priver le futur lecteur, donc je vous dirai que j'ai refermé le livre totalement ravie. On accompagne Svetlana dans ce voyage vers la Russie, l'on s'émerveille et l'on tremble avec elle, et à la fin de ce premier tome, on n'est pas déçu ! 

Sébastien Pelon, l'illustrateur, a réalisé une couverture (et des illustrations intérieures) des plus féeriques, qui fait de cet ouvrage un très bel objet livre.

mardi 21 février 2017

J'AI LU : LA GESTE D'ALBAN TOME 2


La Geste d'Alban
Tome 2 : L'Ombre de Montsalvy
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Matthias Xavier
Editions du Matagot -Nouvel Angle
Fantasy


Au coeur des terres d’Oc, il est un roc solitaire, battu par les vents, hanté par les ombres difformes des malebestes, où s’élèvent les remparts de Montsalvy et de son abbaye. C’est là qu’Alban, en route pour rejoindre Enguerrand de Trencavel, fait halte avec ses compagnons. Mais le Mont Sauveur mérite-t-il encore son nom ? Car le ver est dans le fruit. Une ombre sans visage s’étend sur Montsalvy. Alban saura-t-il lever le voile à temps pour sauver ses compagnons et la belle Lamia, au charme venimeux, qui semble cacher un lourd secret ? Masque pour masque, ombre pour ombre... Qui est qui et qui est quoi ? Il est temps de convoquer, dans les flammes de l’âtre, le souvenir du Lion Blanc d’Occitània. 



MON AVIS

Toujours chaleur et générosité de la part de l'auteur pour nous conter l'histoire d'Alban, sans oublier le panache avec lequel le récit est mené. Cependant, la trame prend son temps dans ce tome, car l'on avance peu dans l'intrigue. On découvre peu à peu et un peu mieux chaque membre de la troupe de théâtre qui a recueilli notre brêcheux après sa fuite du château de Tournemire. C'est donc à Montsalvy, où il ne fait pas si bon vivre, que la troupe d'Alban a fait halte... Comme l'accoutumée avec l'auteur, les revirements de situation arrivent toujours à point nommé pour relancer l'intérêt du lecteur (qui ne s'était pourtant pas émoussé ! lol) 
Le tome 3 doit paraître au printemps 2017.

dimanche 19 février 2017

J'AI LU : LA GESTE D'ALBAN TOME 1


La Geste d'Alban
Tome 1 : L'Enfant Monstre
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Matthias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
Fantasy


Remontez aux origines des Malebestes. 300 ans avant l’histoire de Louis… Les Maljours s’achèvent à peine, la lumière caresse timidement les terres d’Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes en un combat sans merci. 
C’est en cet âge sombre que nait Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens après la mort de son père, il va, toujours masqué pour dissimuler son visage aux autres hommes… 
Alban deviendra pourtant le plus fameux des Traquebestes de son temps, un héros dont le nom restera, dans tous les cœurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d’épreuves terribles, de violence et de merveilles, il rencontrera l’amitié et peut être l’amour, la trahison et le vrai visage du mal qui se répand sur les Terres d’Oc, pour enfin trouver son combat et tailler sa place en ce monde.



Illustrations Jean-Matthias Xavier


MON AVIS 

Avant Louis le Galoup, un jeune homme fit parler de lui en Occitania... Il se nommait Alban...
On croirait que le conteur du Galoup a renforcé sa verve, elle se fait plus sombre, plus ciselée, plus incroyable encore... Mais les valeurs du héros sont toujours celles d'un homme construit avec toutes les farines qui font le bon pain.

Il était une fois un conteur qui s'était invité chez nous... Il s'était installé au coin de l'âtre, et, à la lueur des flammes dansantes, nous avait raconté l'histoire de Louis, Louis le Galoup...  Vous vous souvenez ? Et bien ce conteur est revenu, il a de nouveau frappé à la porte, est entré, a posé son bâton de pèlerin, s'est assis devant le "cantou" (cheminée, pour les non initiés au parler occitan), et a repris son récit... Non, pas là où il s'était arrêté la dernière fois, car l'histoire de Louis est bien finie, on le laisse à sa Roussotte et à la vie sans malebestes ni siblaires... Non, cette histoire-là commence trois cent ans avant celle de Louis... Il s'agit de celle d'Alban.

Nous allons faire la connaissance d'Alban, de Lop, d'Enguerrand de Trencavel, d'Aymeric, de Jorge, de la belle Lamia... De nouveaux héros qui vont toucher le lecteur pour l'emmener vers Occitania.
Le roman débute par angoisse et combat, mais pourquoi en est-on là ? Alors fash back... La veille de ce jour de combat contre les matagots, sur le plateau du Larzac... Retour au château de Tournemire... A la malebeste qui rode... Les événements vont s'enchaîner, vite, puis se calmer, puis reprendre en intensité, en suspens, en gravité... Avec l'arrivée d'Aymeric et sa désinvolture, l'humour rendra plus léger le récit, mais ce qui parait logique dans ce qui va suivre, Jean Luc Marcastel tourne l'histoire à sa façon, celle à laquelle on ne s'attend pas, il lui porte le souffle épique et piquant, (si tant est que l'on avait cru deviner le déroulement ! lol) pour faire palpiter le coeur du lecteur...

samedi 18 février 2017

J'AI LU : LOUIS LE GALOUP TOME 5



Louis le Galoup
Tome 5 : Le Coeur de Tolosa
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
J'ai Lu
Fantasy


L'ombre recouvre Tolosa... Derrière les murs de la ville rousse, le noir Vicomte, s'apprête à épouser Darne Stéphanie pour s'approprier ses pouvoirs, et noyer Occitània dans ses ténèbres... À jamais. Entre lui et ses sinistres desseins ne se dresse plus qu'une ombre hirsute et sauvage, lancée à la rescousse d'une petite sorcière rouquine. Mais sous les cendres de la résignation, les braises de la liberté couvent encore... Il est l'heure, une fois de plus, de se rassembler au creux enfumé de l'âtre, pour une dernière veillée. Ce soir, je vous révélerai le secret redoutable du coeur de Tolosa... et le choix de Louis, entre ombre et lumière, pelage blanc ou pelage noir.


Une apothéose que ce tome 5 d'une forte intensité. A Tolosa, (Toulouse, dont la description par l'auteur de l'approche de la ville par nos héros est sublime), Louis vient délivrer sa mère et Margot, sa louve, mais aussi tout le peuple d'Occitania. Les héros ont gagné en puissance et en maturité, et la bataille finale laisse le lecteur sous l'émotion. Nos héros ont affaire à la noirceur de l'âme humaine, eux ne sont pas parfaits non plus, mais leur union, leur amitié ou leur amour créeront la force qui anéantira la force obscure. Une belle leçon de vie, d'humanité, ce roman est joli, presque bouleversant. Références historiques, héraldiques, géographiques, tout est extrêmement bien précisé, encastré, "tricoté" avec art et poésie dans ce roman.
Toujours le même émerveillement à lire, à suivre, à se délecter de la plume subtile et alerte de Jean-Luc Marcastel, et à savourer du regard les illustrations de Jean-Mathias Xavier dont les dessins personnifient à la perfection les héros de la saga. Je remercie l'auteur pour m'avoir fait vivre quelques-unes de mes plus belles heures de lecture, un de mes plus beaux moment littéraires avec une saga de cette intensité là.




"Le garçon de Mandailles, le Louis paisible tout empêtré dans sa carcasse trop vite poussée, qui ne s'énervait qu'une fois l'an, et encore, bonne pâte comme pas deux, avait disparu avec ses rondeurs d'enfance. Plus ferme ici, plus creux là, une nouvelle flamme au fond de l'oeil que l'on imaginait sans mal prompte à se répandre, à l'embraser comme bois sec, il en imposait. Il y avait dorénavant chez lui une certaine noblesse, pas celle, affectée, des palais et des cours, mais celle plus brute, plus ancienne, plus sauvage, de la forêt, du prédateur."