mardi 21 novembre 2017

J'AI LU : LES HERBES DE LA LUNE - TOME 1


Les Herbes de la Lune
Tome 1
Anne Laure
Editions du Chat Noir
Collection Cheschire
Fantasy - YA


"Elle est différente, c’est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre."

Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l’univers que s’apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir. 
Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d’hiver et la fête celtique de l’Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner. 
À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s’est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement...


MON AVIS

Une plume gracieuse et élégante happe d'emblée l'intérêt du lecteur, une plume précise et poétique, pleine de charme et d'émotion (si l'on fait abstraction des fautes d'orthographe en 2e partie de roman ! Encore une fois, l'orthographe doit être irréprochable dans une oeuvre littéraire, les Editions du Chat Noir ont-elles une correctrice/correcteur digne de ce nom ? Je ne parviens plus à tolérer ce manquement). 

Le récit se découpe comme un journal de bord, avec la date et la lunaison. Les cycles lunaires ponctuent les chapitres, on côtoie la mythologie celtique (peut-être pas assez à mon goût), le jargon de l'herboristerie et le pouvoir des herbes, l'importance de la communion avec la nature, les phases et effets de la lune, les légendes celtes et d'extraordinaires ambiances que l'auteur décrit avec brio. 

On suit Abigail, une jeune étudiante en histoire médiévale que sa grand-mère a élevée depuis ses six ans, après le décès de ses parents. Sa vie va basculer à l'approche de l'Alban Arthan, la fête du solstice d'Hiver. 

Loin d'être une tête brûlée, Abigail est une héroïne intelligente, elle apprend, s'interroge, doute, se trompe, réfléchit... Elle peut compter sur l'appui indéfectible de Ler, un herboriste qui la prend sous son aile, mais parfois, elle est bien seule pour affronter quelques événements qui la dépassent. Avec Ler, plusieurs personnages secondaires se révèlent également attachants - ou détestables... Le lecteur partage les émotions extrêmement bien dépeintes de notre héroïne, tout autant que les portraits de la nature et des éléments eux-mêmes, quasiment des personnages à part entière de ce roman. J'ai particulièrement aimé les atmosphères, la plume de l'autrice a décrit les questionnements d'Abigail avec sensibilité. On retrouve la lutte entre le Bien et le mal, et le lecteur est en demande de la suite car le tome 2 réserve certainement bien des surprises... 

"Les Herbes de la Lune" me rappelle "Finisterrae" de Jeanne Bocquenet-Carle, autre roman fantasy au milieu druidique que j'avais beaucoup aimé.

vendredi 17 novembre 2017

UN LIVRE, UN THE...


Les Herbes de la Lune
Anne Laure
Editions Le Chat Noir
Fantasy


Ma Chronique à suivre prochainement... Mais d'ores et déjà, je peux dire que j'apprécie beaucoup cette lecture ! 

mardi 14 novembre 2017

J'AI LU : LA MAGIE DE PARIS


La Magie de Paris
Tome 1 : 
Le Coeur et le Sabre
Olivier Gay
Editions Castelmore
Urban Fantasy, YA


Du haut de son mètre quatre-vingt-trois, Chloé est capable de vaincre n'importe qui à l'escrime. Mais lorsqu'elle aide Thomas, un garçon de sa classe, attaqué par une étrange créature, sa vie bascule. Gravement blessée, elle perd connaissance.
A son réveil, son corps ne conserve aucune trace de ce combat et elle se sent... différente et plus puissante. L'heure des révélations à sonné : Thomas possède des pouvoirs magiques et, pour la sauver, il a utilisé un rituel interdit qui l'a liée à lui.
Devenue sa protectrice contre son gré, Chloé va découvrir le monde des Mages. Un monde fait de duels à l'épée, de courses sur les toits, de sortilèges et d'ennemis implacables.
Un monde dans lequel elle n'a pas sa place.

MON AVIS

D'emblée on entre dans l'histoire, le récit est vivant et plutôt accrocheur. Mais...

Chloé est une étudiante sans beaucoup de grâce ni de charme particulier (je persiste à dire qu'une héroïne de roman doit avoir un peu de chic, de panache et de l'éducation, cela donne le bon exemple aux ados). 1,83 m est une taille plutôt agréable pour une femme, mais pour une jeune fille cela peut être un complexe, sans compter l'introversion de Chloé. De plus, on n'imagine pas vraiment son visage, mis à part ses mâchoires carrées, alors que celui de Thomas est bien mieux décrit...
Voilà, déjà, je n'ai pas complètement accroché avec Chloé... Mais elle est sympa.

Chloé (je ne me souvenais pas du prénom de l'héroïne, lorsqu'il est signifié au cours du chapître 9, je me demandais qui était Chloé ! Tout cela pour dire que le roman est écrit à la première personne, du coup on oublie un peu son prénom...) Chloé donc, est une jeune championne d'escrime. Un soir, dans le gymnase de son lycée alors qu'elle s'entraîne seule, elle va assister à un combat entre un nouveau camarade de classe et un drôle de personnage armé d'une épée. Celui-ci va quasiment tuer Chloé lorsqu'elle va vouloir prêter main forte à Thomas. Ce dernier, pour lui sauver la vie, n'aura d'autre choix que de la faire "Chevalier" selon un rituel magique. Thomas est un Mage, et Chloé n'aura de cesse de le poursuivre pour avoir des réponses à toutes les questions qu'elle se pose à propos de son nouvel état et de son nouveau "job". Et cette quête obsessionnelle l'amènera à être mêlée aux événements de ce monde magique, car en bon Chevalier, elle se doit désormais de protéger Thomas et en ressent le besoin.

Le lecteur est emporté par l'histoire, même si l'action n'est pas toujours intense, le récit est rythmé, on ne reste pas une seconde sur le bord de la route, il n'y a pas de longueurs et l'ensemble est plaisant, mais quelques imperfections ne passent pas inaperçues, hélas...

De la simple faute d'orthographe (pour moi, dans un roman, c'est inexcusable) à la faute de français, (comme par exemple "avoir l'air maligne" au lieu de "avoir l'air malin" -c'est l'air qui est malin, non pas la fille- un écrivain se doit savoir cela),  de syntaxe ou de non emploi du conditionnel,  ce roman fut lourd à digérer à ce niveau, bien que la dernière partie du roman soit plus "digeste" de ce point de vue là. L'écriture est honnête mais sans plus, on ne peut pas parler de "belle plume", car sans manquer réellement de vocabulaire, le récit esquive toute envolée et toute magie littéraire. 

Ce roman est captivant mais sans vraiment d'originalité, malgré ce que la jolie couverture promettait... Par contre, il n'y a pas de temps mort, c'est pour cette raison que je suis allée au bout de ma lecture et qu'au final, je ne me suis pas ennuyée une seconde ! La narration avait bien quelque chose d'efficace malgré tout... 

L'étrange et singulière fin me laisse... dubitative. Bien sur, elle appelle très fort la suite, mais je suis tout de même restée avec une impression bizarre, saugrenue, presque dissonante, pas déplaisante pour autant, mais elle m'a un petit peu dérangée... Et pourtant le lecteur ne s'attend pas le moins du monde à cette fin de tome... Lirai-je la suite ? Je pense que oui, je veux savoir...

jeudi 2 novembre 2017

UN LIVRE, UN THE...


La Magie de Paris
Tome 1 :
Le Coeur et le Sabre
Olivier Gay
Editions Castelmore
Fantasy, YA

Ma lecture en cours...

Prochaine chronique à paraître sur ce blog et sur Babelio


samedi 28 octobre 2017

J'AI LU : LE PENSIONNAT DE MLLE GERALDINE - TOME 4


Le Pensionnat de Mlle Géraldine
Tome 4
Artifices et Arbaletes
Gail Carriger
Editions Orbit / J'Ai Lu
Fantasy Steampunk



C’est une chose d’apprendre à faire la révérence. C’en est une autre que de savoir faire la révérence en lançant un poignard. Bienvenue au pensionnat de Mlle Géraldine. Apprendre l’art de l’espionnage au sein de l’école volante de Mlle Géraldine est devenu fastidieux pour Sophronia, privée de la présence de Savon à ses côtés. Elle préférerait utiliser ses talents pour contrarier les plans des Vinaigriers, mais ses maints avertissements au sujet des lâches intentions de ces derniers sont encore et toujours ignorés et Sophronia ne sait plus à qui se fier. Quelles informations détient le bourru dewan de Sa Majesté ? Dans quel camp se place l’élégant vampire Lord Akeldama ? Une seule chose est certaine : un complot d’envergure se trame, et Sophronia doit se préparer à sauver ses amis, son école et Londres tout entier du désastre à venir - sans jamais se départir de son spectaculaire raffinement, bien évidemment. 
Découvrez le destin de notre jeune héroïne alors qu’elle met enfin en pratique ses années d’entraînement, dans ce quatrième et dernier volume du Pensionnat de Mlle Géraldine.


MON AVIS
(Sans Spoiler)

Snifff... Le dirigeable steampunk, si "so british", de Mademoiselle Géraldine et ses jeunes pensionnaires ne reviendra pas pour un 5e tome... Hélas, Gail Carriger termine là les études et aventures en espionnage de la jeune Sophronia Temminnick. J'ai adoré cette série très originale, très fraîche et addictive. Je me souviens avoir eu le même regret lors de la fin de la série du "Protectorat de l'Ombrelle" de la même autrice. Décidément...

Au début du livre, le lecteur découvre un plan du dirigeable-école, plan qui lui sera fort utile par la suite, cependant, ce plan aurait été le bienvenu dès le tome 1 de la série.

Après un début de roman pas très dynamique, il faut bien l'avouer, (pourtant tellement plaisant avec ce Noël londonien !) mais rempli de délicieuses mondanités et de fanfreluches, Sophronia prend les choses en main, et l'action revient en force. Ou plutôt devrai-je préciser : les Vinaigriers reprennent du service pour poursuivre leur sinistre but, et Sophronia riposte, elle le fait avec le panache qu'on lui connaissait déjà. 
Au second plan, tissée sur l'intrigue, se poursuit la romance entre Sophronia et Savon, nos deux amoureux sauront se montrer opiniâtres pour imposer leur choix de vie, en toute discrétion, en raison des "convenances" de la société de cette époque. 
Les événements et la mise en place des personnage préparent à la saga du Protectorat de l'Ombrelle (écrit avant cette série) où l'on retrouve quelques personnages dont l'incomparable dandy vampire, j'ai nommé l'élégant Lord Akeldama, mais encore Vieve Lefoux, ou Lord Maccon dont on susurre l'arrivée au BUR, et quelques autres.  
Action trépidante et palpitante, révélations, humour, sans oublier un retournement d'alliance tout à fait bienvenu, la fin des aventures de notre jeune "James Bond Girl" victorienne était magnifique et efficace. L'épilogue laisse le lecteur sous le charme... Je vais vraiment regretter ce dirigeable...

mercredi 25 octobre 2017

UN LIVRE, UN THE...


Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine
Tome 4 :
Artifices et Arbalettes
Gail Carriger
Le Livre de Poche / Orbit

mercredi 11 octobre 2017

J'AI LU : UN PAPE POUR L'APOCALYPSE


Un Pape Pour l'Apocalypse
Jean-Luc Marcastel
Editions Pygmalion
Thriller


À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie... Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… S’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre "au vert". Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ? Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression. C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant... Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil.


MON AVIS
(Sans Spoiler)

Dès la première phrase du prologue le lecteur est happé jusqu'au dernier mot de l'ultime chapitre. Que dire ? Que ce roman est une pépite, une perle du genre, et même d'avantage, serait lui rendre seulement la moitié de l'hommage qui lui est dû. Une bonne dose d'humour, du suspens, un sens du mystère qui tient le lecteur en haleine, je suis ravie quand un roman m'emporte avec une telle maestria, une telle puissance, une telle intensité.

Il y a des auteurs "valeur sûre" dont on sait que l'on va aimer l'oeuvre, à plus ou moins de degrés d'intensité, mais on va aimer... Jean-Luc Marcastel fait partie de ces artistes-là. Mais je place ce roman quasiment en tête de sa production, à la même hauteur que Frankia, Les Enfants d'Erébus, la Saga de Louis le Galoup, elle-même ex-eaquo avec le Simulacre, romans qui tiennent le podium de tête dans "mon classement".

"Un Pape pour l'Apocalypse" est un roman extrêmement bien pensé, bien construit, et bien écrit, la plume de l'auteur s'en donne à coeur joie pour le plus grand plaisir du lecteur. L'auteur s'est basé sur plusieurs détails historiques de la vie du pape Gerbert, souverain pontife de l'An Mil sous le nom de Sylvestre II, mathématicien, alchimiste à ses heures, expert en bien d'autres domaines mais surtout célébrité cantalienne... Un mot sur la couverture car elle aussi a été savamment bien conçue, de plus, elle est très belle.

Notre héros se nomme Malo Sinclair, ancien policier du 36 Quai des Orfèvres, depuis trois ans débarqué à Aurillac, préfecture du département du Cantal, ville nichée au sud de l'Auvergne, pour avoir refait le portrait d'un sinistre violeur, hélas fils de ministre... Malo a fait ce que tout le monde aurait eu envie de faire, mais cet acte devait se payer par une expatriation avec le grade de capitaine... Notre flic parisien s'ennuie donc à Aurillac, ville bi-millénaire et berceau du pape Gerbert...  C'est à ce moment là que l'on vient lui annoncer la disparition d'une tête en or fabriquée par Gerbert lui-même, tête découverte peu de temps auparavant dans les fouilles souterraines de l'abbaye où le pape avait vécu. A partir de ce moment vont s'enchaîner différents mystères et découvertes de cadavres liés à cette fameuse tête d'automate, elle-même attachée aux légendes qui émaillent la vie de Gerbert.

Plusieurs protagonistes vont venir soit épauler, soit contrecarrer les plans de notre ami Malo, dont son attachant "second", le dénommé Albert, rugbyman amateur de bonne chère et de gourmandises typiquement aurillacoises, et surtout fier d'être Cantalou, comme tout Cantalou est fier de l'être ! Albert, dont l'authenticité et la maladresse prêtent parfois à sourire, se révèle efficace et parfois touchant.
Nous rencontrerons également au fil de l'histoire, ses amis Karl et Fred, (accessoirement préfet du Cantal, ce dernier est une relation utile pour obtenir quelques passe-droits et facilités dans une enquête, mais il ne sera pas le seul à aider notre héros grâce à sa fonction). Sans oublier la sculpturale et corrosive mademoiselle Mignon, elle viendra se greffer à l'enquête afin d'apporter ses lumières de spécialiste en décodage de carnet secret ayant appartenu au pape Gerbert. Mais l'histoire fera voyager nos héros, bien loin d'Aurillac... 

Voilà, le décor est planté, et j'arrête là cette mise en bouche, je ne tiens absolument pas à dévoiler ne serait-ce qu'une once de plus de ce roman, afin de laisser au futur lecteur tout le plaisir que j'ai eu à lire ce thriller ésotérique. Car croyez moi, dès qu'on ouvre le livre, on ne le lâche plus ! A partir de quelques faits historiques et quelques légendes autour du pape Gerbert, l'auteur nous emmène là où il veut...

Si je puis me permettre de formuler un souhait à travers ma chronique, ce serait que l'auteur nous régale encore de ce genre de roman historico-ésotérique, celui-ci est son premier thriller, j'espère qu'il signera d'autres ouvrages dans ce registre, avec le même panache !