Chaque mercredi, un grand-père emmène sa petite-fille en passe de perdre la vue, dans quelques musées parisiens, Orsay, le Louvre, Beaubourg, pour découvrir des oeuvres célèbres plus en profondeur afin qu'elle servent à la fois de psychothérapie et d'apprentissage à la fillette. Parce que oui, la découverte de l'art cultive, éclaire et fait s'épanouir les êtres.
Une très belle histoire pour toile de fond, avec une érudition remarquable, (bien que brève, et même parfois succincte sur certaines oeuvres, mais l'essentiel est dit et reste accessible au profane), sur les peintures et les sculptures, de Botticelli à Magritte en passant par Monet, Hammershoi, Burnes-Jones, Turner, ou encore Camille Claudel... Un chapitre consacré à chaque création, artiste ou mouvement, c'est là où ce roman devient intéressant en abordant un peu d'histoire de l'art, sans toutefois trop éplucher les oeuvres, mais c'est suffisant pour faire apprécier et expliquer l'art, avec les questionnements de la petite fille. C'est ce côté artistique du récit que j'ai préféré. Et même dans la version poche, les oeuvres sont présentées dans un encart-photos pour les lecteurs qui ne les connaissent pas.
Ensuite, il y a un suspense quant à savoir si la petite Mona perdra ou pas la vue. La relation entre le grand-père et la petite-fille n'est peut-être pas tout fait approfondie, cependant, j'ai aimé le coté initiatique et artistique de ce roman, que je qualifierai tout de même de magnifique.

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