dimanche 24 novembre 2019

UN LIVRE, UN THE...


Le Prieuré de l'Oranger
Samantha Shannon
Editions de Saxus
Fantasy


Je ne vais pas commencer tout de suite le Prieuré de l'Oranger, car ce roman est un pavé de 986 pages, je n'ai pas envie de lire de roman à rallonges en ce moment, mais je tenais à l'avoir dans ma PAL (Pile à Lire) car on en dit beaucoup de bien un peu partout, (autant sur Bookstagram que sur Booktube et Babelio), notamment qu'il est, je cite "Un tour de force épique et magistral. Un monument de la Fantasy et de la littérature", je suis donc curieuse...

J'ai tout de même hâte de me plonger dans cet univers, mais, très bientôt, va sortir le tome 4 de la Passe-Miroir de Christelle Dabos, parution extrêmement attendue par tous les fans de la saga, ce sera donc cet autre "pavé" que je vais déguster avec bonheur et sniff... tristesse car ce sera le dernier tome de cette magistrale série.

J'aime les "pavés littéraires" quand ils sont aussi extraordinaires, quand on ne les voit pas passer, quand l'histoire et la plume vous embarquent, sans longueurs, dans une passionnante intrigue avec le brio attendu, et c'est ce qu'il se produit avec la Passe-Miroir ! On en reparle bientôt...
Je vous souhaite de très belles lectures ! 

mercredi 20 novembre 2019

J'AI LU : LE JOURNAL D'EDITH HOLDEN



Le Journal Retrouvé 
Edith Holden
Editions France-Loisirs



Née en 1871, Edith Holden est une naturaliste anglaise qui vécut dans le petit village d’Olton (Warwickshire). C’est la campagne de cette région qu’elle nous décrit et qu’elle peint à l’aquarelle dans ce journal de 1906. Elle a alors 35 ans. Elle y relate ses balades, peint l’éveil de la nature au printemps, prend note de ces petits riens qui font le bonheur de son existence : l’éclosion de la première fleur de coucou, les noisettes cueillies, le nid du rouge-gorge aperçu dans un buisson, le parfum des primevères, les baies gobées par les grives, les premiers frimas… Edith Holden meurt accidentellement en 1920 : elle se noie en voulant cueillir une branche sur une berge… Le livre n’est pas un fac-simile du précédent. Les aquarelles sont reprises telles quelles mais les textes ont été mis en pages dans une nouvelle maquette, plus moderne, au format du Jardin Enchanté de Maria Hofker.



MON AVIS


Ô combien je l'aime cet ouvrage ! Il est rempli de fraîcheur, de sensibilité, d'admiration et d'amour pour la nature, sans oublier ces ravissantes aquarelles, d'animaux, de plantes ou d'arbres, réalisées par Edith Holden elle-même. On peut l'ouvrir à n'importe quelle page, ou suivre le fil des saisons, au gré du jour et du temps qui passe, le charme est au rendez-vous. 

Il s'agit d'un agenda, comme un journal de naturaliste, jour après jour, saison après saison, avec ses observations sur la campagne anglaise, ses remarques écrites à la main, des citations d'auteurs ou des poèmes entiers. Le tout accompagné de merveilleuses aquarelles aux couleurs un peu fanées, comme l'âge du livre, mais qu'importe, il est intemporel. 

Je n'aime pas les vieilles choses, je n'aime pas le temps passé, mais ce livre est un réel plaisir à compulser pour se retrouver dans la campagne anglaise, au temps et en compagnie d'Edith Holden, au tout début du siècle dernier, et c'est joli...






lundi 11 novembre 2019

J'AI LU : UNE QUESTION D'HONNEUR


Une Question d'Honneur
11e Enquête du Commissaire Brunetti
Donna Leon
Calmann-Levy/Points
Policier


Le commissaire Brunetti reçoit la visite de Claudia, une jeune étudiante. Elle cherche à réhabiliter son grand-père jugé coupable d'un crime commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Brunetti découvre qu'il était lié à un gigantesque trafic d'œuvres d'art. Mais Claudia est bientôt retrouvée poignardée dans son appartement... 
Quels redoutables secrets son meurtrier tient-il tant à garder enfouis ?

MON AVIS
(Sans Spoiler)

Cette enquête plonge dans le passé, au moment de la Seconde Guerre Mondiale, dans l'Italie fasciste, afin de réhabiliter la mémoire d'un homme jugé coupable de vol d'oeuvres d'arts, c'est en tout cas le voeu de Claudia, sa petite fille, une étudiante de Paola. Elle souhaite, grâce au commissaire, laver l'honneur de son grand père. Jusqu'au moment où cette jeune femme est assassinée... 
Dans ses investigations dans le passé, Brunetti va découvrir un traffic d'oeuvres d'art, les méthodes des trafiquants, remonter les filières entre les anciens partisans du fascisme et les anciens résistants, démêler les mensonges, et au final déterminer qui dans tout cela, s'est réellement enrichi... La complexité des personnages est comme toujours un régal dans les romans de Donna Leon. 
Paola Brunetti ne sera pas en reste pour épauler son mari, d'une part, grâce à ses petits plats notamment, mais également par ses déductions et analyses profitables à l'enquête.
Une enquête de Brunetti qui met plutôt l'accent sur la psychologie plus que sur l'action, et c'est toujours aussi excellent ! 

dimanche 10 novembre 2019

UN LIVRE, UN THE...


Nevermoor :
Tome 1 :
Les Défis de Morrigane Crow
Tome 2
Le Wundereur
La Mission de Morrigane Crow
Jessica Towndsend
Editions PKJ
Fantastique Jeunesse
Thé Dammann : Grand Goût Russe Douchka
Pâtisseries : Llinarès Aurillac


Il y a des livres que l'on achète sans regarder la mise en bouche sur la quatrième de couverture, on fonce juste sur un coup de coeur pour la couverture, Nevermoor en fait partie. Je n'ai pas encore lu le tome 1, mais on en dit du bien sur Booktube et il est bien noté sur Babelio, puis dernièrement, sans me poser de questions, j'ai acheté le tome 2, sorti il y a quelques semaines.  
Cela vous est-il déjà arrivé d'acheter un roman les yeux fermés, simplement parce que la couverture vous plaisait ? 
Confidence : cela m'arrive souvent ! 😊

mercredi 6 novembre 2019

J'AI LU : LES GARDIENNES DU SILENCE


Les Gardiennes du Silence
Sophie Endelys
Les Presses de la Cité
Thriller Esothérique


Chloé, archiviste-bibliographe, se passionne pour les livres anciens depuis la mort de ses parents. Son père venait de publier "Le Pont des Soupirs", le roman qui l'a rendu célèbre et dont elle conserve avec amour le tapuscrit original relié. Elle a déniché récemment dans la maison familiale un trésor : les Mémoires d'un artisan ayant fui l'atelier saccagé de Gutenberg en 1462 à Mayence, emportant avec lui le secret de ses encres. 
Ce manuscrit pratiquement illisible, Jeffrey, le mari de Chloé s'y intéresse de bien près, de si près même qu'elle le tue sans tout à fait le vouloir. Où s'enfuir ? Elle élit Hendelskon, petite île o son père vécut jusqu'à ses vingt ans, lieu de cure réputé et probable paradis fiscal. 
Chloé y découvre un monastère perdu dans la lande qui fit écho à l'histoire contée dans l'étrange manuscrit, tout comme au roman à clé de son père. Que cache la légende de l'Île ? Chloé cherche à percer ces mystères. Et quand elle prend conscience du secret enfoui dans le monastère, son destin bascule...     


MON AVIS 
(Sans Spoiler) 


Merci à Babelio et aux Editions Presses de la Cité pour l'envoi de ce roman.

Tout d'abord, un mot sur la plume, alerte, originale, rapide, efficace... Elle file, ne s'attarde pas et pourtant elle a tout dit, elle est sobre mais tombe juste. J'ai aimé son style, avec ses phrases courtes, presque cinématographiques.

Tout commence par... un crime ! Nous voilà tout de suite dans le bain. Oui mais pourquoi ? On assiste à la fuite de l'assassin vers cette merveilleuse et imaginaire île d'Hendelskon, au large du Danemark.
Les premières pages m'ont très vite accrochée, et puis mon intérêt ne s'est pas amplifié, malgré l'avancée de l'histoire.
On suit Chloé, bibliographe de métier, et fille d'un écrivain, à la recherche des secrets qui entourent un manuscrit, un monastère, et le roman écrit par son père. On est tout de suite embarqué dans une drôle d'histoire et par intermittences, on se retrouve dans un autre siècle, puis par une pirouette, nous revoici au présent, comme un "fondu-enchaîné", mais le lecteur ne se perd pas dans les différentes époques. J'ai admiré cela quand c'était réussi, mais ce ne fut pas toujours le cas au long du récit, surtout dans la seconde partie du roman.

Ensuite l'histoire bascule, ou s'éclaire, de manière étonnante, mais la complexité de l'intrigue s'égare, s'éparpille un petit peu entre flash-back et rebondissements, elle manque de précision, (le lecteur ne sait plus qui parle ni qui il suit), et d'approfondissement sur certaines actions. De plus, plusieurs personnages importants manquent cruellement de substance.

Malgré un sujet maîtrisé et travaillé, où le jargon des relieurs et des bibliographes est minutieusement employé, où les détails et références historiques ne manquent pas, je n'ai pas été prise dans l'adrénaline des situations. 

Et puis ce dénouement précipité, j'oserai hélas dire "bâclé", on ne sait pas par quel mouvement de baguette magique notre héroïne se sort de cette impasse, ni comment cela se déroule. Je suis restée sur ma faim.

En résumé, j'ai néanmoins aimé ma lecture, bien que je ne sache pas vraiment quoi en penser. Je suis convaincue que l'intrigue aurait pu être beaucoup plus enthousiasmante, plus truculente, moins superficielle. Bref, il manquait quelques aromates dans une sauce pourtant bien élaborée !


mardi 5 novembre 2019

J'AI LU : MORTES EAUX


Mortes-Eaux
10e Enquête du Commissaire Brunetti
Donna Leon
Editions Calmann-Levy/Points
Policier


Pellestrina, petite île située dans la lagune de Venise. Deux pêcheurs de palourdes sont retrouvés noyés dans les débris de leur bateau, leurs corps lardés de coups de couteau. Le commissaire Brunetti doit mener l'enquête au sein d'une communauté unie par un code de loyauté et une méfiance instinctive vis-à-vis des étrangers. Loin du monde raffiné de la Sérénissime, dans une atmosphère digne d'un village sicilien, la loi du silence est de mise. Pour tromper la méfiance des insulaires, Brunetti a l'idée d'envoyer sur place sa secrétaire, la signora Elettra. Celle-ci accepte de jouer les espionnes et de séjourner dans l'île, où elle a des parents. Mais Brunetti ne tarde pas à regretter sa décision lorsqu'il apprend qu'un troisième meurtre vient d'être commis à Pellestrina...


MON AVIS 
(Sans Spoiler)


L'enquête sur l'assassinat de deux pêcheurs retrouvés poignardés dans leur barque que l'on a coulée, dévoilera des rivalités autour de la pêche aux coquillages. 
Dans cette affaire, le commissaire Brunetti s'éloigne de Venise pour une des îles de la Lagune, Pellestrina, dont les habitants vivent de la pêche à la palourde et où il règne une pesante omerta. 
Le commissaire ne déliant pas les langues, ce sera la charmante signorina Elletra, la secrétaire du vice-questeur Patta, qui épaule toujours efficacement Brunetti, qui aura un rôle clé dans le dénouement de cette enquête. Elle séjournera sur l'île, soit-disant en vacances mais totalement infiltrée, afin de recueillir nombre de renseignements utiles à l'enquête. Oui mais la mission est dangereuse... Tellement dangereuse que les événements prennent une tournure à laquelle le lecteur ne s'attend certes pas... 
Encore un excellent Brunetti, même si l'ambiance est un petit peu plus morne cette fois-ci et dont le lecteur se souviendra longtemps de l'issue de l'histoire... (pour qui aime les protagonistes des romans de Donna Leon qui virevoltent autour du commissaire...)

vendredi 1 novembre 2019

J'AI LU : LE TEMPS DES FEES


Artbook ou Le Temps des Fées
Sandrine Gestin
Editions Au Bord des Continents
Livre d'Art



Extrait de la Préface de John Howe : 

Les illustrateurs comme Sandrine Gestin ne sont pas que de simples faiseurs d’images – une alchimie déjà assez magique en soi – mais aussi des messagers et des scaldes. Ils sont de ceux qui ont goûté le sang du Dragon et comprennent le chant des oiseaux. Ils ont parlé avec le Chevalier Vert et regardé la Morrigan chevaucher dans la brume. Ils sont capables de voir le château sur la septième vague. Les corbeaux sont assis sur leurs épaules…


Un artbook sur l'oeuvre de Sandrine Gestin dont je suis fan depuis longtemps, on peut y découvrir le parcours professionnel de l'artiste, un "étape par étape" sur l'huile "La Forêt", l'explication de certaines superbes toiles comme "Galadriel". L'iconographie est magnifiquement bien fournie et c'est un plaisir de lire, ne serait-ce que de feuilleter, cet ouvrage. Le travail de Sandrine Gestin est une pure merveille, toujours empreint de délicatesse et de sensibilité.
La lumière tient une place à part dans l'oeuvre de Sandrine Gestin, elle l'évoque, la retranscrit, la peint d'une manière extraordinaire, ne serait-elle pas fée elle-même ?





Ma 2e rencontre avec Sandrine Gestin pour une dédicace, lors de la 3e édition du Salon Entre les Mondes à Aurillac, en Septembre dernier :

(c) Nathanaëlle C.