dimanche 5 février 2017

J'AI LU : PRAËRIE TOME 1


Praërie
Tome 1: Le Monde des Sinks
Jean-Luc Marcastel
Editions Scrineo
2014
Fantastique


1982 : un centre de recherche et un village entier disparaissent mystérieusement dans une petite vallée du Sud de la France, sans laisser de traces… Le lieutenant Vincent Marty sait ce qu’il s’est passé, lui, puisqu’on l’envoie, 30 ans plus tard, dans le plus grand secret, récupérer le fruit des recherches de ce laboratoire perdu dans ce même champ… des recherches portant sur la miniaturisation. Plus facile à dire qu’à faire, quand on vous réduit à la taille d’une fourmi et qu’on dispose de 20 heures pour se frayer un chemin dans la plus impitoyable des jungles, celle qui s’étend à nos pieds, hantée par des créatures cauchemardesques plus terrifiantes, voraces, rapides et meurtrières les unes que les autres… les insectes. Mais Vincent n’est pas au bout de ses surprises : car au cœur de cet enfer miniature, il découvrira ce qu’il est advenu des habitants du village disparu et de leurs descendants. Là, parmi ce peuple microscopique, dont la société, les mœurs et la culture se sont adaptés à cet univers impitoyable, il trouvera peut-être l’amitié, l’amour, et un nouveau départ… Car dans ce monde, comme dans l’autre, l’homme est capable du meilleur, comme du pire… 


MON AVIS : 

Incroyable immersion dans le monde des Sinks" (prononcer cinq, comme les 5 doigts de la main)... L'auteur a pensé et paré à toute éventualité, tout est si bien soupesé et réaliste que c'est à se demander si Jean-Luc Marcastel n'a pas été lui-même rapetissé pour se trouver à la place de Vincent... Bref, on y croit, on y est parmi les Sinks, on mesure 0,5 mm de haut... 

Et cette société qui a dû faire face à tant de prédateurs s'est si bien protégée, trop bien protégée, qu'elle en a oublié les principes mêmes de la vie en société, des rapports humains entre les deux sexes, du respect de la femme. On immerge dans une société terrifiante où on fait face à l'archaïsme. Il n'y a que la bravoure de l'homme qui compte, la femme n'est qu'un ventre... Un sujet grave, brûlant, révoltant, que l'on combat, mais dans ce monde où l'on doit faire face au moindre "grouillepince" en maraude, prêt à vous dévorer, on a cherché à protéger la femme, mais si mal qu'on la oubliée. Elle ne compte plus, n'a plus le droit de vivre libre. 

On a eu peur après cette "erreur scientifique" mais à Praërie, le temps passe plus vite que nos jours, on a même inventé un langage pour parler plus vite. Une religion a été créée, et c'est de là que tout part, on terrifie avec des interdits, des suppositions élaborées, l'obscurantisme total... Et le seul à y voir clair est Pyr, on le traite d'hérétique, bien sur... Mais Vincent qui, aidé par Lo Hiss et Séfan, essaie de retrouver le laboratoire, va petit à petit comprendre comment cette société microscopique en est arrivée à vivre de cette manière. 

Et bien sur, au fil de la lecture, on a des sueurs froides, on tremble pour les héros (l'auteur ne les épargne pas) pourchassés par leur propre camp. Car rien n'est acquis, tout n'est qu'éphémère, la peur est omniprésente, elle peut surgir tout à coup, sous la forme d'un langmort, d'un brillepince, ou d'un poursuivant de Forroc. 
Il faudra également que Vincent comprenne comment et pourquoi, par quel mystère en 1982 il est arrivé cette terrible chose au village, au laboratoire Janken et à ses occupants. Et bien sur, comme à l'accoutumée, lol l'auteur nous laisse en plein suspens jusqu'au prochain tome ! 
Jean-Luc Marcastel a su, une nouvelle fois, nous emmener dans un monde imaginaire auquel on ne s'attendait certes pas. Sans faire de stupide jeu de mots, j'ajouterai tout de même que le bonheur est loin d'être dans le pré... lol A suivre...


Illustration (c) Jean-Luc Marcastel

samedi 4 février 2017

J'AI LU : UN MONDE POUR CLARA


Un Monde pour Clara
Jean-Luc Marcastel
Editions Black Moon
2013
SF, Dysptopie


2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé.

MON AVIS


Il m'a fallu à peine 3 soirs pour lire ce passionnant roman. Le récit est une dystopie de la catégorie SF, mais on ne referme pas pour autant le livre sans quelques questionnements... Au tout début, le passage du coma de Diane, héroïne de cette histoire, reste déroutant, le rêve un peu plus loin l'est également, mais tout est extrêmement bien décrit. 

Diane se réveille après 10 ans de coma, après avoir reçu une balle en pleine tête lors d'une émeute pendant une manifestation anti-nucléaire. Elle découvre alors un nouveau monde, totalement étranger, avec de nouvelles normes mais ce n'est pas pour ce monde-là, cette "Révolution Verte", qu'elle s'était battue il y a 10 ans... Mais surtout : elle est désormais la réincarnation de la déesse Gaia ! Tout le monde la vénère...  Et puis il y a Léo, qui n'est plus non plus le même...
Les évidences vont tomber comme un couperet, en même temps que chez le lecteur qui lui aussi va de surprise en surprise, au fil de l'imagination de l'auteur, une imagination toujours aussi intelligente. 
Le roman est très bien construit, mais il en est toujours ainsi chez Jean-Luc Marcastel. Bien sur, un important passage se déroule vers Aurillac (la ville natale de l'auteur à qui il ne manque jamais de rendre hommage), à Saint-Simon, Diane y découvre que les privilèges ne sont que Néo-Lutéciens. Mais je ne veux pas dévoiler cet excellent roman, je vous laisse le découvrir, page à page, car dès que vous l'aurez sous les yeux, vous ne le lâcherez pas !

mercredi 1 février 2017

J'AI LU : LE SOUFFLE DE LA PIERRE D'IRLANDE - TOME 1


Le Souffle de la Pierre d'Irlande
Tome 1 : Le Feu
Eric Simard
Editions Magnard Jeunesse
Fantasy 



"L'Irlande... le pays où mon père a disparu. Pourquoi ma mère qui refusait de retourner sur cette île a-t-elle soudain changé d'avis ? Les landes balayées par les vents réveillent en moi un monde sauvage. Mais un mystère me hante : qui est Fiona, cette jeune aveugle qui vient d'arriver au Collège? Elle surgit dans ma vie comme un feu envoûtant. Elle n'aime pas qu'on touche à la terre, qu'on creuse pour déterrer les choses restées longtemps dans l'obscurité. Je l'ignore encore, mais sa rencontre va bouleverser mon existence."


MON AVIS : 

Quel joli souffle que celui-là, j'ai été totalement emportée, émerveillée par le charme de l'histoire, par l'univers et toutes les jolies surprises poétiques du récit. J'aime l'Irlande, et même si les Tuatha Dé Dannan, le site de Newgrange et la Pierre de Fal me sont familiers pour m'être souvent penchée sur eux, j'ai été totalement séduite par la manière dont l'auteur nous conte son roman, de l'évolution des personnages à l'intrigue en passant par les descriptions de l'Île d'Emeraude qui suscitèrent en moi beaucoup d'émotion. 
Dans ce roman, on va de surprise poétique en surprise poétique, au fil de l'intrigue et des légendes irlandaises, et même s'il s'agit de littérature jeunesse, le lecteur adulte est conquis. Je vais commander les 4 tomes suivants chez mon libraire, je veux connaitre la suite des aventures de William et de Fiona contre ces immondes trafiquants prêts à tout pour mettre la main sur cette lumineuse émeraude...

mardi 24 janvier 2017

J'AI LU : EON ET LE DOUZIEME DRAGON



Eon et le Douzième Dragon
Alison Goodman
Gallimard Jeunesse
Fantasy


Sous l'autorité de son maître Brannon, le jeune Eon, douze ans, s'est durement entraîné à manier le sabre et à maîtriser les figures magiques malgré son handicap suite à un accident dont il lui reste peu de souvenirs. Il espère être choisi comme apprenti Oeil du Dragon par l'un des Douze Dragons énergétiques protecteurs d'une Chine Impériale et imaginaire. Eon possède déjà un grand pouvoir, il voit les 12 Dragons, invisibles pour les autres, son pouvoir pourrait devenir inimaginable s'il était choisi. Mais Eon porte un dangereux secret. Il est en réalité Eona, une jeune fille de seize ans que Brannon fait passer pour un garçon. Si ce secret est découvert, elle mourra. Plongée dans un monde flamboyant, rempli de traîtrises, de fausses identités, d'alliances incertaines, de manifestations magiques, d'amitiés loyales, Eon est au coeur d'une lutte à mort pour le trône impérial. Avec l'aide de ses amis, qu'elle rencontrera au fil de l'histoire, trouvera-t-elle la force de combattre ?



MON AVIS : 

J'ai a-do-ré ! Rien à voir avec la lenteur du Clan des Otori de Lian Hearn, (oeuvre à laquelle on compare par erreur cet ouvrage), chez les Otori je me suis un peu ennuyée, et j'ai carrément baillé sur le trop pesant 4e tome. Dans Eon, ce roman d'Allison Goodman, le rythme de l'histoire file à toute allure sans pour autant être bâclé. Du début à la fin, on ne lâche pas le livre. On sent une progression vers un événement, mais lequel ? Que va-t-il se passer ? Va-t-on rester dans des suspicions de cour de ce Pays Impérial intemporel et imaginaire entre Chine médiévale et Japon ou... aller plus loin ? Au début on croit dur comme fer qu'Eon sera choisi et bien non ! Et puis si ! Mais pas par le Dragon Rat ! Pour quelle raison ? De qui descend Eona ? Les sabres sacrés semblent la connaitre et lui influent une puissante énergie ! Un suspens s'intensifie de page en page, on sent ourdir les intrigues sans pour autant les deviner. Malgré l'intensité de l'histoire le coté descriptif n'est pas en reste. Mais il ne lasse pas. Au contraire, on aimerait flâner en ces jardins impériaux, voir ces frangipaniers en fleurs près des étangs... J'appelle cela une réussite.
Coup de cœur donc pour cette duologie qui m'a totalement captivée, les amateurs de Fantasy et de Chine médiévale y trouvent leur compte, tant l'auteure mêle les deux univers avec brio. C'est passionnant, enchanteur, fascinant !



!
Tome 2 :
Eona et le Collier des Dieux
Alison Goodman
Gallimard Jeunesse
Fantasy



Après la mort de l’empereur, Sethon a pris le pouvoir et a fait emprisonner Lord Ido, son ancien allié. Eon, aujourd’hui Eona, est certaine que Kygo, l’empereur légitime, est toujours en vie et, avec ses amis fidèles, Ryko, Dela, Vida, elle part à sa recherche. Devenue l’œil du Dragon Miroir, Eona porte un secret sans doute plus dangereux qu’autrefois : elle ne peut maîtriser son nouveau pouvoir. Seul Ido peut lui venir en aide. Lorsqu’ils retrouvent Kygo, celui-ci comprend aussitôt le profit que l’armée de la résistance en tirerait et décide d’aller libérer Ido. Eona sera partagée entre ces deux hommes puissants qui l’attirent et auxquels elle n’est pas certaine de pouvoir faire confiance. L’armée de Kygo rejoint bientôt celle de Sethon, prête à un combat sans merci… Eona, grâce au livre rouge de Kinra, décrypte les mystères liés aux dragons. Bientôt, elle devra faire un choix: rendre la perle, leur pouvoir et leur liberté aux dragons, en se coupant à jamais d’eux, ou, comme le veut Ido, s’emparer de leur pouvoir en détruisant le royaume et les dragons. Lorsqu’Ido poignarde Kygo, le choix se fait encore plus difficile…

Une suite (et fin) légèrement en deçà du tome 1 mais digne tout de même de cette belle saga en 2 tomes.

mardi 10 janvier 2017

J'AI LU : LE DERNIER HIVER


Le Dernnier Hiver
Jean-Luc Marcastel
Editions Black Moon
Fantasy - YA

2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L’Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ? 


MON AVIS : 

Je suis restée pétrie d'admiration en me plongeant dans ce roman d'une grande intelligence, véritable chef d'oeuvre d'émotion. "Un roman bouleversant et poétique, une belle histoire d'amitié, de courage et d'espoir, un cri d'amour qui redéfinit les frontières de l'humanité", comment mieux définir ce merveilleux roman dans lequel on est tout de suite emporté comme par une tempête de neige ? L'auteur a frappé fort et beau.

Une ville du Cantal, Aurillac, pour ne pas la nommer, est engloutie depuis plusieurs années sous des congères de neige et cernée par la "Malesève", cette étrange forêt carnivore recouvre la surface de la Terre lors d'un éternel crépuscule qui ensanglante toujours et encore le ciel. Le lecteur fait d'emblée la connaissance de Johan, un jeune homme à la double personnalité, puis de son frère Théo, le soldat de retour du front, de ses amis, Khalid et Fanie, ceux qui le suivront afin de retrouver, à Bergerac, l'amour de sa vie : Léa. Les quatre compagnons devront s'infiltrer au coeur de ces ténèbres malfaisantes, entre le froid polaire, la Malesève et ses rencontres, ses mystères cauchemardesques, le lecteur les suit le long des fleuves, seules voies que les mystérieux pins n'ont pas tout à fait envahies. Tout aussi haletant qu'eux, le lecteur vibre et tremble, car Jean-Luc Marcastel réussit encore la prouesse de nous happer dans sa course, de quasiment nous intégrer dans l'aventure. On reste à la fois touché et pris par l'histoire au point de se voir partager l'angoisse des héros. J'en avais le souffle coupé !

Le Dernier Hiver est avant tout une aventure humaine, Jean-Luc Marcastel a écrit la première mouture de ce roman lorsqu'il était encore adolescent. Avec une incroyable maturité, il avait compris bien des choses sur l'humanité, ses défauts et courages, ses lacunes, l'obscurantisme, ceux qui réfléchissent et ceux qui se laissent embarquer par la folie, quelle qu'elle soit, politique ou pseudo religieuse, car peu importe le nom que l'on donne aux folies des hommes, il s'agit toujours de survie de la race. Certains emploient la ruse et la cruauté, la manipulation, d'autres se servent de leur cerveau à bon escient, rares sont ceux qui écoutent leur coeur, et ne se laissent pas assujettir. 

L'auteur nous offre plus que sa magistrale plume : des valeurs, des réflexions ouvertes sur ce monde, avec l'amour et l'humanité qu'il faut pour écrire un tel roman.

dimanche 8 janvier 2017

J'AI LU ROUGE RUBIS


La Trilogie des Gemmes
Tome 1 : Rouge Rubis
Kerstin Gier
Editions Milan
YA Fantastique


Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.


MON AVIS : 


Gwendolyn Shepherd est une jeune fille ordinaire, (en apparence, car elle voit et parle aux fantômes tout de même !) elle suit les cours d'un lycée ordinaire et est issue d'une famille...pas ordinaire ! Après le décès de son père, Gwen a emménagé avec sa mère, son frère et sa soeur dans la grande demeure familiale d'un beau quartier londonien. Là vivent aussi son hystérique tante Glenda, sa fille Charlotte, sa grand-mère Arlita... ainsi qu'un majordome parfait. Bref, il y a du monde, du monde qui attend que le gène familial se manifeste chez sa cousine Charlotte, mais c'est chez Gwen qu'il apparaît. Isaac Newton en personne avait tout calculé...  Aussitôt tout est mis en oeuvre afin que Gwen rejoigne une société secrète qui n'attendait qu'elle pour accomplir de mystérieuses missions à travers des voyages temporels, puisqu'elle est la dernière voyageuse : le Rubis. Elle va faire équipe avec le très prétentieux Gideon de Villiers, l'autre famille qui descend, elle aussi, du mystérieux Comte de Saint Germain, le créateur des Veilleurs et du chronographe. 

On va vite être au courant que le chronographe est une substitution car le vrai a été dérobé par Lucy, un autre gemme de la famille pour une mystérieuse raison. Et si ceux que l'on croit bons n'étaient pas forcément bien intentionnés ? Si les certitudes ancestrales n'étaient pas les bonnes ?  C'est ce que je me suis demandé après avoir fermé ce tome 1.

J'ai aimé cette lecture, l'auteure a une belle imagination et le sujet du roman est original, l'intrigue également. Il y a beaucoup de personnages secondaires, au point que l'on ne se souvient pas forcément d'un physique particulier mais l'ensemble est très plaisant et laisse augurer une suite palpitante. 

Je vous souhaite une excellente année 2017, remplie de merveilleuses lectures.

dimanche 18 décembre 2016

J'AI LU : HARRY POTTER ET L'ENFANT MAUDIT


Harry Potter et l’Enfant Maudit, 
Pièce de Théâtre de Jack Thorne 
D’après une histoire originale de J.K. Rowling
Editions Gallimard 
14 Octobre 2016
352 pages - 21€
Fantasy 

MON AVIS  (de fan d'Harry Potter) : 

Ce soit disant "tome 8" (que je ne considère pas ainsi) n’est pas un roman, mais une pièce de théâtre écrite par Jack Thorne d'après une trame de JK Rowling. Qu'à cela ne tienne, pour les fans, cela ne change rien, un nouvel Harry Potter à lire est un nouvel Harry Potter à lire ! lol On replonge immédiatement dans l'univers de Poudlard, on ne lâche plus le livre jusqu'à la dernière page ! L'intrigue est suffisamment bien construite pour laisser les rebondissements surprendre le lecteur, même sans narration.

Nous sommes dix-neuf ans plus tard après la fin du tome 7. Harry Potter est marié à Ginny, la sœur de Ron Weasley, ils ont trois enfants, James, Albus Severus et Lily. Quant à Hermione Granger et Ron Weasley, ils sont mariés et ont eu deux enfants, Rose et Hugo. Nos petits sorciers sont devenus grands...

Au début de la pièce, Albus Severus Potter, le second fils d’Harry et Ginny, entre à Poudlard, mais il a comme un pressentiment, car sa plus grande crainte est de finir à Serpentard. Son père lui rappelle que son nom rend hommage à la fois à Albus Dumbledore et à Severus Rogue. Ce dernier, ancien élève de Serpentard, fut très important dans la vie d’Harry, et puis, il n'y a pas que des gens mauvais à Serpentard. Alors les relations entre le père et le fils vont s'envenimer car le jeune Albus fait la rencontre d’un certain Scorpius Malefoy, le fils de Drago Malefoy… 

Au fil de l'histoire, on retrouve (parfois avec plaisir) certains personnages (outre les héros) de Poudlard, dont quelques-uns que l'on ne pensait pas revoir...

Un premier bémol cependant : les anciens héros sont un peu trop présents. Poudlard est le domaine des petits sorciers (ou des sorciers ados), les professeurs sont là pour les mettre en garde et les protéger, et voir à tout bout de champ débarquer leurs parents par poudre de cheminette, pour un oui pour un non, c'est un peu... fatiguant ! Mais bon, en même temps, le titre de la pièce est "Harry Potter et l'Enfant Maudit"... Donc Albus et Scorpius ne pouvaient apparaître seuls (quoique...)

Un autre bémol : le comportement d'Harry, on ne le reconnait pas toujours... Il est bien maladroit et même injuste avec son fils, et lorsque, avec Hermione, ils manquent de respect envers le professeur McGonagall, même s'ils présentent leurs excuses après, franchement, ce n'est pas du JKR ! Quant à Ginny, elle est quasi transparente et a bien du mal à faire entendre sa voix...

Encore un bémol : le comportement de Ron, sans substance, totalement immature, il ne parle que par jeux de mots qui sonnent creux, puis on apprend qu'il boit un petit coup, on regrette ce qu'il est devenu... Dommage... (et puis bon, ce n'est pas cela le personnage de Ron !)

Après 3 bémols, une belle surprise : l'attendrissant personnage de Scorpius, alors lui, je l'ai a-do-ré ! 

Je ne vous dirais pas qui est l'enfant maudit, car nous sommes en présence, ici aussi, d'une nouvelle prophétie... (pas toujours vraiment crédible... quand on connait les personnages du roman... le script n'est pas toujours à la hauteur mais la pièce doit être vraiment sympa à voir). Bien sur, le jeune Albus devient le nouvel Harry Potter, et on repartirait bien pour de nouvelles aventures avec lui...(mais par JKR, pas par Jack Thorne !)