vendredi 29 mars 2024

J'AI LU : LES REGLES DE L'ART (HAMISH MACBETH 21)


 Hamish Macbeth
Tome 21
Les Règles de l'Art
M.C. Beaton
Editions Albin Michel

Policier - Cosy-Mystery

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Ce tome-ci de la série Hamish Macbeth, ne se lit pas, mais se dévore ! Le suspense est présent du début à la fin, de A à Z. Que dire de plus pour vous le recommander ?

Une artiste est tuée près de Lochdubh, le problème est qu'elle s'était disputée avec un autre artiste qui réside lui aussi près du village, et que rien n'est clair dans leurs relations ni chez les personnes de leur entourage... Hamish va devoir faire la lumière sur ce crime, et en craindre un second... Car l'assassin ne recule devant rien... Notre flic écossais va mettre une nouvelle fois ses vacances entre parenthèses, et Priscilla n'est pas loin pour l'épauler... Et peut-être même Elspeth aussi... 
Même si on connait la mécanique des enquêtes d'Hamish Macbeth, c'est un véritable plaisir de se retrouver à Lochdubh, et l'autrice sait admirablement bien inclure la beauté de l'Ecosse parmi sa galerie de personnages sympathiques. Hamish est parfois submergé par quelques situations comico-tragiques, mais cet épisode est assurément l'un de mes préférés. 

dimanche 24 mars 2024

J'AI LU : PAS LE MORAL A BALMORAL


Sa Majesté Mène l'Enquête
Tome 4
Pas le Moral à Balmoral
S.J. Bennett
Editions Les Presses de la Cité 

Policier - Cosy-Mystery


MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Ce n'est plus à notre époque que nous retrouvons la reine Elizabeth II, mais en 1957, alors qu'elle était une toute jeune reine d'à peine trente ans. Et bien évidement, ce n'est donc pas la capitaine Rozie Oshoda, secrétaire particulière de la reine qui va seconder Sa Majesté, mais Joan McGraw, une secrétaire assistante au Palais de Buckingham. Joan est en quelque sorte le précurseur dans la fonction d'assistante enquêtrice. Le fonctionnement reste le même : la reine est la tête, Joan : les jambes.

Elizabeth II est à Paris pour sa visite d'Etat en compagnie du duc d'Edimbourg et quelques événements la perturbent dont la perte de son discours en français par son staff présent à Paris, ceci entre autres détails étranges... A Chelsea, c'est la découverte de deux cadavres, dont l'un, celui d'une femme, est couronné d'un diadème appartenant à un ministre...

C'est donc avec Joan McGraw, qui prendra énormément de risques, que Sa Majesté mènera l'enquête sur les divers éléments qui la conduiront à mettre la main sur le pot aux roses, car la police, en la personne de l'inspecteur Darbishire, n'est pas très efficace car celui-ci est bloqué dans ses investigations. Mais par qui ? Et pourquoi ?

J'ai mis un petit peu de temps à entrer dans l'histoire, car les événements semblent dispersés, décousus dans la première partie, l'enquête piétine et le lecteur aussi, sans compter quelques longueurs... Ce n'est qu'à partir de la deuxième partie du roman que l'intérêt décolle, que le suspense prend toute sa dimension, et tient le lecteur en haleine, jusqu'à un dénouement surprise. Par contre les intrigues connexes sont peut-être un peu vite réglées.

De plus, la Reine Elizabeth II est on ne peut plus perspicace depuis son refuge de Balmoral en Ecosse, bien que ce ne soit pas l'endroit où se déroule le coeur de l'enquête, mais c'est en grande partie de là, qu'elle correspond par messages codés et secrets avec Joan McGraw, qui va tout doucement devenir la plus efficace des enquêtrices au Service de Sa Majesté.

J'aime beaucoup cette saga, l'écriture est fluide, fraîche, respectueuse vis à vis de l'héroïne principale, la reine Elizabeth II, et de sa famille. Rien n'est tourné en ridicule, les événements historiques sont respectés, et le caractère des personnages également, ce que j'apprécie.

L'autrice nous offre quelques pages du prochain tome à la fin du livre, l'histoire se déroulera en 1960, et nous retrouverons une jeune reine à l'esprit toujours aussi affuté.

mercredi 6 mars 2024

J'AI LU : ADVIENNE QUE MOURRA


Les Thés Meurtriers d'Oxford
Tome 8
Advienne que Mourra
H.Y. Hanna
City Editions
Policier ( Cosy-Mystery

 

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)


Ce n'est pas le meilleur tome de notre enquêtrice oxonienne...
 
Gemma, son chat Muesli et les quatre "vieilles chouettes" ainsi que les surnomme pas très élégamment, mais affectueusement, notre enquêtrice, partent ensemble à Vienne, en Autriche. Et ceci fortuitement après que les quatre dames aient inscrit Gemma à un concours de pâtisserie européen et que son salon de thé ait remporté la victoire au niveau du Royaume Uni. La petite troupe loge dans l'hôtel de luxe de Sofia, une amie de la mère de Gemma. Mais bien sûr, un meurtre est commis dans cet hôtel qui vient tout juste d'ouvrir dans le centre historique de la capitale autrichienne... Et tous les occupants sont dans le collimateur de Gemma (et des vieilles chouettes) qui ne peut s'empêcher de se substituer à la police autrichienne, car celle-ci se révèle bien peu perspicace.

Quelques situations invraisemblables ne crédibilisent pas le scénario, j'avoue m'être un petit peu ennuyée pour la première fois dans une lecture de cette saga policière. Et pourtant, il y avait de quoi raconter dans une ville comme Vienne sans créer des circonstances inutiles pour visiter musées ou autre. Mais l'intérêt pour l'intrigue revient dans la deuxième partie du roman, plus intéressante, plus palpitante, jusqu'au dénouement final. 

Je n'ai jamais vu autant de coquilles orthographiques que dans ce tome, je trouve cela inadmissible, ainsi qu'une mauvaise adaptation de traduction jusqu'à trois répétition du même verbe en deux phrases consécutives, sans compter l'emploi du présent au milieu de l'imparfait. Le travail de traduction n'a pas été relu, ou a été bâclé, et franchement, cela se remarque. 
Cet avis mitigé ne m'empêchera de continuer à lire les tomes suivants, j'aime cette saga.

mardi 27 février 2024

J'AI LU : L'ÎLE AUX MENSONGES


L'Île aux Mensonges
Frances Hardinge
Editions Gallimard Jeunesse

 Thriller Fantastique

 MON AVIS
(Sans Divulgâcher)


Faith Sunderly, fille de pasteur anglican à la fois naturaliste renommé, vit dans l'Angleterre victorienne de 1869. Le début de l'histoire emmène la jeune fille de quatorze ans, plutôt mature pour son âge, son jeune frère et ses parents sur une île au large des côtes anglaises. Son père est accusé d'avoir trompé la communauté scientifique, l'exil est la meilleure solution pour se faire oublier...
J'ai abandonné cette lecture, triste, sombre, avec des longueurs abyssales. Une héroïne que j'ai trouvée intelligente mais sans vraiment de charisme, bref, j'en étais à la page 100 et rien ne se passait, sinon des événements sans grande importance, juste des mises en bouche, tout était suspicion sans aucun déclenchement d'histoire. La mère de Faith est tellement égocentrique que cela en est totalement ridicule, le père est bizarre, incohérent et mal embouché, le petit frère pas très dégourdi, et cette pauvre fille que tout le monde s'ingénie à tourmenter n'attire que la pitié du lecteur. Abandon, malgré les qualités rédactionnelles de la plume de l'autrice.

samedi 24 février 2024

J'AI LU : UN NOËL MORTEL


Les Mystères de Honeychurch
Tome 8
Un Noël Mortel
Hannah Dennison
City Editions
Cosy-Mystery - Roman Policier

MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

On ne s'ennuie jamais à Honeychurch, jamais ! Et pour ne pas déroger à la règle, au niveau du suspense, ce tome démarre sur des chapeaux de roues, reste sur des chapeaux de roues, et se termine sur des chapeaux de roues ! Car même pendant les moments plus calmes, il y a quelques "fusils de Tchekov" à dénicher, surtout dans cet épisode où les pistes sont nombreuses. C'est ce que j'aime dans cette saga policière, et le suspense n'est jamais en reste, mais cette enquête-ci est l'une des meilleures, et même peut-être LA meilleure jusqu'à présent.
Une poupée Barbie de collection est dérobée sur le stand de Kat Stanford dans le centre commercial l'Empire, juste avant la vente aux enchères de Noël, le vol a eu lieu au nez et à la barbe de toute le monde. Cette Barbie un peu spéciale porte une véritable émeraude...  Et la suite est épique ! 
La recette est toujours un petit peu la même, un personnage étranger au village vient à Honeychurch dans un but précis, et s'y fait assassiner, mais personnellement, j'aime bien me laisser porter par le récit, toujours efficace, les personnages sont sympathiques et puis on prend plaisir à s'imaginer les magnifiques paysages du Devon. 

Certes, la saga présente quelques défauts, quelques coquilles orthographiques aussi, pour ce roman là en particulier...
Autre bémol sans grande importance, mais bémol tout de même :  je me passerais bien du côté romance de la saga, le possible triangle amoureux et les caractères nonchalants ou renfermés de certains personnages de ce point de vue là, à savoir le taciturne Shawn qui est un petit peu agaçant, et l'indécision de Kat (A la place de Kat, entre Shawn et Mallory, je n'hésiterais pas longtemps...). Par contre, j'aime beaucoup le petit mystère autour de la mère de Kat Stanford, autrice de romances à succès : personne, à Honeychurch comme au village de Little Dipperton, ne sait qu'Iris Stanford est en réalité la célèbre écrivaine Kristalle Storm, mis à part Shawn, le policier. A chaque tome, Iris risque de se faire découvrir, car sans le vouloir, des événements liés à l'enquête font qu'elle frôle la révélation pour les besoins des investigations policières... 
A lire (dévorer) absolument si vous êtes amateur de cosy-murder ou fan de la saga !

 

dimanche 18 février 2024

J'AI LU : 555




555
Hélène Gestern
Editions Gallimard/Poche

Thriller - Policier


MON AVIS
(Sans Divulgâcher)


L'histoire commence à Paris, dans l'atelier d'un luthier... Cinq principaux protagonistes se partagent les chapitres, dont l'ébéniste Grégoire Coblence qui découvre une vieille partition dans la doublure d'un étui de violoncelle qu'il devait restaurer. II en fait aussitôt part à son associé, le luthier Giancarlo Albizon. Ils vont de ce pas, faire jouer la partition chez la claveciniste Manig Terzian qui reconnait bien là, elle aussi, la patte de Domenico Scarlatti, le célèbre compositeur baroque et claveciniste du dix-huitième siècle dont on sait qu'il a écrit 555 sonates. Grégoire Coblence aurait-il trouvé la 556e ? 
Entre alors en scène le musicologue spécialiste de Scarlatti, Rodolphe Muzin-Farge qui déteste Manig Terzian autant qu'elle le déteste, et le collectionneur belge Joris de Jonghe qui lui, a les moyens financiers de faire authentifier la partition. Mais voilà, celle-ci est volée, une nuit dans le coffre de l'atelier de Giancarlo...
Une sixième voix, celle de l'énigmatique voleur qui a ourdi son larcin depuis le début, vient en italique donner ses impressions entre les chapitres où les cinq personnages prennent tour à tour la parole. 

J'avais imaginé que ce roman portait beaucoup plus sur la recherche, l'enquête trépidante autour de cette partition, mais ce qui m'a le moins charmé est de me retrouver dans une rétrospective de la vie de ces personnages qui ont tous un lien commun. Une enquête toute en psychologie finalement.... Cela entraine un essoufflement du suspense, mais le lecteur reste tout de même très curieux du dénouement, que l'on voit doucement se profiler à un certain moment... C'est simplement moins palpitant que je l'avais espéré, mais un bon roman cependant.
Les portraits sont brossés avec sensibilité, l'autrice, dotée d'une belle imagination, parvient à nous faire changer d'opinion sur les personnages au fil du roman, y compris sur les personnages secondaires, sa culture musicale et sa documentation sur le sujet sont impressionnantes. Et la plume est très agréable à lire.


samedi 17 février 2024

J'AI LU : PSYCHOPOMPE


Psychopompe
Amélie Nothomb
Editions Albin Michel

Roman autobiographique


MON AVIS
(Sans Divulgâcher)

Amélie Nothomb manie la plume avec une merveilleuse dextérité, c'est un réel plaisir de la lire, elle sait écrire, mais... Ce roman passe des oiseaux à la mort, du coq à l'âne.
Psychopompe, le ton est donné, même si au fil de l'histoire, on devine le pourquoi de ce choix et de cette introspection. Il y a ces voyages incessants au fil des nominations de son père à ses divers postes de diplomate, on va de pays en pays, on ne s'attarde pas, ce sont des flashs. On assiste à un moment glaçant de la vie de l'écrivaine, et tout ce qui en découle, y compris ce message qu'elle a voulu faire passer, mais tellement noyé dans la réflexion philosophique, dans la surcharge de métaphores qui rend ce roman un peu trop lointain, et cet adieu à son père qui nous renvoie à Premier Sang... 
J'aurais peut-être souhaité une approche plus profonde, moins nébuleuse, une construction moins éclatée "dans tous les sens". L'écrivaine se livre, certes, et fait part au lecteur comment l'écriture lui fut nécessaire, salutaire, indispensable pour faire d'elle la femme qu'elle est aujourd'hui et forger l'écrivaine de talent, mais certains passages sont flous, abstraits, et je ne sais pas si j'ai aimé ou pas ce roman... Ou bien je suis passée à coté de quelque chose, mais je ne sais pas de quoi.