lundi 17 juillet 2023

J'AI LU : LES ENQUETES DE LADY HARDCASTLE

 


Les Enquêtes de Lady Hardcastle
Tome 2
Meurtre dans un Village Anglais
T.E. Kinsey
City Editions
Policier - Cosy-Mystery

En ce printemps 1909, Lady Hardcastle, aristocrate excentrique et détective amateur, profite d’un repos bien mérité dans le coin de campagne anglaise où elle s’est installée. Un calme qui est de courte durée… Spencer Caradine, un fermier local, s’effondre raide mort à la taverne, la tête dans sa tourte. Meurtre ou accident ? Inutile de compter sur les policiers locaux pas très futés pour lever le voile sur ce mystère. Lady Hardcastle et à sa dame de compagnie, Florence, doivent prendre les choses en main et mener l’enquête. Mais la liste des suspects s’avère longue comme un jour sans pain... Entre la femme de Caradine amoureuse d’un autre, son fils qui le haïssait et les villageois dont il prenait un malin plaisir à pourrir la vie, la victime n’avait que des ennemis. Les enquêtrices de choc vont devoir mobiliser une bonne dose d’astuces et de crochets du droit si elles veulent pouvoir savourer le brandy de la victoire !

MON AVIS
(Sans Spoiler)

Deux nouvelles héroïnes de cosy-murder, je ne les connaissais pas et je remercie le hasard qui m'a conduit vers cette nouvelle série dans la librairie... Meurtre dans un Village Anglais est un tome 2, mais cela n'a pas d'importance, la lecture se suit aisément, et l'enquête n'a rien à voir avec la précédente, mis à part une lady convalescente après une première enquête dangereuse...
Il s'agit de Lady Hardcastle, une veuve récemment installée à la campagne et de Florence Armstrong, sa dame de compagnie et co-enquêtrice. Deux héroïnes intéressantes et surprenantes, un brin excentriques, dotées d'une verve élégante et non dénuées d'humour. Ces deux personnages m'ont tout de suite plu, même si on n'est pas dans un policier habilement ficelé mais il est bien pensé tout de même, et le roman se déguste avec plaisir.

Tout commence lorsque Lady Hardcastle retrouve une amie, Gertie, alias Lady Farley-Stroud, qui la convie à un marché aux bestiaux, et à prendre un repas à l'auberge où déjeunent les éleveurs. C'est dans cette même auberge qu'un fermier va mourir, la tête dans sa tourte, mais personne ne le regrette, c'était un triste sire, un grincheux bien encombrant...
L'inspecteur Sunderland a toute confiance en Lady Hardcastle et en Armstrong, il va leur confier l'enquête car les policiers du coin ne sont pas des plus réactifs. Mais d'autres événements tout aussi troublants, ne tardent pas à survenir... C'est compter sans la perspicacité de nos deux drôles de dames, (les prises de karaté enseignées par un moine shaolin ou celles de rugby ne font pas peur à Armstrong). L'atmosphère est féministe, (pensez donc ! Lady Hardcastle et Armstrong vont conduite une Rover rouge et n'ont besoin de personne pour se sortir d'ornières de toute sorte, au propre comme au figuré...).
Je n'ai rien deviné avant la fin, et l'écheveau inextricable de l'intrigue est parfaitement démêlé, il tient la route.
Je lirai d'autres enquêtes de ces deux fines mouches, c'est plaisant, c'est léger, et ça sent bon la campagne anglaise du début du vingtième siècle.

mardi 11 juillet 2023

J'AI LU : JE HAIS L'ETE


Je Hais l'Eté
Claude-Henri Buffard
Editions Mille et Une Nuits

Littérature Française


«Saison du prêt-à-suer, l'été transpire de promesses non tenues. Les matins enchanteurs ne débouchent que sur la lai­deur crue de la journée, les voluptueuses soirées n'ouvrant que sur des nuits d'insomnie, de sudation et de moustiques. L'été, les débordements de chair me font honte, la plage m'horripile, les maîtres-nageurs me font sourire, les body-buil­dés me font pouffer, les strings me font glousser, le farniente m'anéantit, la sieste me fait périr, la vacuité me fait mourir. On se regarde mollir ensemble, le cul sur la serviette ou le corps incurvé dans une chaise longue. On aime le mou que l'on devient. On est bien. On se veut mou, on se vautre mou, on se demande même à haute voix comment on a pu ne pas l'être plus tôt. On voudrait que ça ne s'arrête jamais. On se roule dans l'instant présent comme les chiens des villes dans le sable. On reviendra l'année prochaine. Je hais l'été. Belle saison, vos beaux jours me font mourir d'ennui. D'en­nui, belle saison, vos beaux jours me font mourir. Me font mou­rir d'ennui, vos beaux jours, belle saison.»

MON AVIS

Un jubilatoire petit délice. Je pense que seule cette phrase résume parfaitement ce que je pense de cette lecture qui m'a fait plus que sourire. Oui, j'ai gloussé ouvertement, car ce livre est un constat de l'individu en vacances, qu'il se laisse aller volontairement ou non, l'été ne met personne à son avantage, on sue, on transpire, on est loin d'être beau.
La dégaine de la meute vacancière est comique : on voit les débordements de chair, les ventres bedonnants qui soulèvent les t-shirts et écartent les chemises, les talons mal entretenus où la peau à tourné à la corne, les vilaines sandales, qui au lieu d'affiner le pied en font un membre mastoc, encore plus laid que ce qu'il n'est. L'élégance n'est pas de cette saison, elle ne la connait plus. 
Ce petit pamphlet qui remet les pendules à l'heure, et quelques bonnes claques au passage, (parce que certaines et certains vont se reconnaitre) c'est 111 pages et 146 grammes de bonne humeur, de quoi vous faire oublier un instant ces horribles températures (oui, moi aussi, je déteste l'été).

Quelques mises en bouche : 

"L'été tout pue, tout sue, des aisselles aux poubelles. L'été dégouline. Du beurre du petit déjeuner oublié sur la table de la terrasse au cerveau inutilisé qui tourne à la sauce blanche sur le sable de la plage, l'été est la saison du devenir -mou, on se regarde mollir ensemble, le cul sur la serviette ou en grappes sur des ruines incertaines ou le corps incurvé dans une chaise longue. "

"Autour des piscines, l'été, contrairement à ce que l'on s'imagine quand on n'en possède pas, et qu'on feuillette en rêvant les pages des catalogues, il y a peu de ces grands éclats de rire, de ces jeux familiaux, où la mère attendrie regarde le père comme le plus turbulent de ses enfants, de ces larges brassées d'eau qui irisent l'air et qu'on s'envoie à la figure en poussant des cris d'orfraie. Il y a Germain qui somnole, Paule qui s'emmerde, Liliane et Maud qui parlent entre femmes, Elodie qui feuillette Match en surveillant Jérôme, Kevin qui hurle."

Le Tour de France : 
"Ce coureur qui meurt de trop de soleil, de trop d'hormones, de trop de hurlements, est à la merci du coup de grâce, par exemple de la bouteille d'eau que le supporter exalté, qui court et gesticule à côté de lui trente mètres durant, lui déverse bientôt sur la nuque et manque de le faire chuter en lui gueulant des encouragements hors d'haleine dans l'oreille..."

"Que connaît-on de plus insupportable que toute cette joie enfantine braillée des heures durant qui s'en va se répercutant sur les champs de blé comme se propagent des ronds dans l'eau, se mêlant aux jacassements et bavardages naturels du terroir, formant avec eux une vaste cacophonie qui, de hameau en hameau, résonne sous le soleil et se moque éperdument d'avoir fait disparaître à jamais, à l'instar de la luciole des chemins, une espèce qu'on disait protégée : le silence de la campagne."

"Je hais les shorts et les visites guidées. Familles, je vous hais quand vous déambulez en t-shirt siglé et flasque bermuda dans les couloirs du château-où-vécut, de la maison-où-naquit, de la chambre-où-mourut."




lundi 10 juillet 2023

J'AI LU : TÔT OU TARTE


Les Thés Meurtriers d'Oxford
Tome 6
Tôt ou Tarte
H.Y. Hanna
City Editions
Policier - Cosy Mystery


Gemma Rose, propriétaire d'un salon de thé dans les Cotswolds, est impatiente d'assister aux célébrations du 1er mai à Oxford... jusqu'à ce que cette belle matinée de printemps se termine par un meurtre. Elle se retrouve mêlée à un crime mystérieux et flanquée de quatre vieilles fouines déterminées à l'aider dans son enquête ! Gemma se retrouve alors à traquer une «princesse» russe et à suivre les cours de krav maga des vieilles chouettes, tout en s'efforçant de servir de délicieux gâteaux et scones beurrés dans son salon de thé. Et les ennuis ne font que commencer. Ce qui perturbe vraiment Gemma, c'est le comportement étrange de son petit ami. Devlin O'Connor a toujours été énigmatique, mais récemment, le séduisant inspecteur de la police criminelle s'est montré étrangement distant et évasif. Pourrait-il lui mentir ? Et pourquoi ?

MON AVIS
(Sans Spoiler)

Retour à Oxford pour une enquête de Gemma Rose, en compagnie des "vieilles chouettes" ainsi qu'elle nomme ses quatre fidèles co-enquêtrices. 
Encore une fois, Gemma est mêlée à un meurtre, il va se dérouler tout près d'elle et elle ne va rien voir. Bien entendu, on va lui demander d'enquêter, car suite à ses exploits passés, on lui fait confiance. Ce n'est pas vraiment facile quand on a un petit ami policier, lui-même déjà sur l'affaire qui lui demande de ne pas prendre de risques. Qu'à cela ne tienne, Gemma n'est pas du genre à rester dans son coin sans bouger, ni sans combattre l'injustice, car c'est sa cheffe pâtissière qui lui demande de l'aide. Bien sûr, elle sera épaulée par ses amies, les quatre fantastiques "vielles chouettes" : si elle ne les avait pas, les enquêtes de Gemma, ne seraient pas toujours efficacement accomplies. N'oublions pas non plus le soutien de la jolie petite Muesli. 
Gemma se rend aux célébrations du 1er mai à Oxford, en compagnie de son amie Cassie. C'est alors qu'un accident survient, un étudiant tombe à l'eau, depuis le pont... 
Gemma parviendra à confondre l'assassin au bout d'un suspense qui tient le lecteur en haleine du début à la fin du roman. Et c'est toujours un plaisir de retrouver Oxford, dont les descriptions ne manquent pas. Et l'humour non plus ! 

dimanche 2 juillet 2023

J'AI LU : FÊTES FATALES AU MANOIR


Les Mystères de Honeychurch
Tome 6
Fêtes Fatales au Manoir
Hannah Dennyson
City Editions
Cosy-Mystery - Policier


Cette année, à Noël, les habitants d'Honeychurch Hall ont décidé d'ouvrir les portes du manoir au public afin de collecter des fonds pour réparer la toiture qui tombe en ruine. De nombreux visiteurs se pressent pour admirer la collection d'antiquités familiales. Mais lorsque le majordome est retrouvé écrasé sous une armoire, Kat Stanford, à l'initiative de l'événement, doit démasquer le tueur.

MON AVIS
(Sans Spoiler)

Tome six de la série Les Mystères de Honeychurch, Fêtes Fatales au Manoir est un très bon cru !  Tout tourne autour de la superstition au sujet d'un faucon empaillé présenté lors d'une exposition au manoir. Cette exposition est organisée afin de financer les travaux du toit du château. Mais bien évidemment, à partir du moment où des visiteurs entrent au manoir, rien ne va se passer sans histoires... Il y a un accident que l'on croit dû à la malédiction, mais aussi des montres à gousset volées, un journaliste trop curieux et un couple de visiteurs étrange...  Et Kat Stanford, notre héroïne enquêtrice, va démêler tout cela avec le concours de sa mère Iris, la romancière secrète. L'intrigue est bien tricotée, efficace, haletante, et les surprises ne sont pas en reste.
Dans ce tome, on en apprend un petit peu plus sur la vie privée de Kat, un peu chamboulée, mais toujours pleine d'humour.
Je ne sais pas vous, mais moi, j'adore ! 

lundi 26 juin 2023

J'AI LU : LES MYSTERES DE TREGARRICK

 


Les Mystères de Tregarrick
Tome 1
Meurtres à Marée Haute
Hannah Dennison
City Editions

Policier - Cosy-Mystery


À la mort de son mari, Evie hérite d'un hôtel à Tregarrick, dans les îles Scilly. Et ce n'est pas franchement un cadeau... Loin d'être un palace, l'établissement n'a pas changé depuis les années 70. Alors, quand Evie et sa soeur Margot débarquent dans cette contrée sauvage, elles n'ont qu'une seule hâte : en repartir au plus vite ! Mais dès leur arrivée, le gérant de l'hôtel est retrouvé assassiné, au pied d'une falaise. Les soupçons se portent immédiatement sur Evie, la nouvelle propriétaire. Et quand un deuxième meurtre est commis, les deux soeurs n'ont plus le choix : elles doivent trouver elles-mêmes le coupable pour pouvoir se disculper. Entre un mystérieux photographe suédois, un pasteur qui parle avec son perroquet, une vieille dame excentrique et une jeune gothique inquiétante, elles font face à une belle brochette de suspects. Leur enquête ne va pas être de tout repos, d'autant que tout le monde semble dissimuler de vilains petits secrets...

MON AVIS
(Sans Spoiler)


J'aime les Mystères de Honeychurch, l'autre série policière de l'autrice, ce qui m'a poussée à découvrir cette nouvelle saga : Les Mystères de Tregarrick. On n'est pas dans le Devon, cette fois, mais dans les Îles Scilly, à l'ouest des Cornouailles anglaises, sur un îlot des plus sauvages, comme je les aime. Et ma foi, l'intrigue m'a bien emportée, même si le premier crime ne surgit qu'à la moitié du récit, le mystère flotte bien pendant la première partie, s'épaissit pendant la seconde, et le dénouement est tout de même inattendu, et ça : j'adore ! J'aime que l'on me surprenne, même si le rythme est un peu inégal, et quelques descriptions et actions confuses. Bref, je lirai le deuxième tome avec plaisir. 
Evie vient de perdre son mari, elle embarque avec sa soeur Margot pour l'île de Tregarrick car son mari y possédait un hôtel, un fait qu'elle ignorait, ceci en remboursement d'une dette qu'il avait honorée pour un ami. Mais dès leur arrivée, rien n'est facile, tout le monde est louche, et au niveau de la déco, on fait un voyage dans les années 70... 
J'ai beaucoup aimé me retrouver dans les brumes corniques, et je pense qu'Agatha Christie n'aurait pas détesté non plus...

mercredi 14 juin 2023

J'AI LU : BIENVENUE A L'HOTEL SAVOY


Bienvenue à l'Hôtel Savoy
Tome 1 
Le Crime de la Chambre 705
Prudence Emery et Ron Base
Editions de la Martinière
Policier - Cosy-Mystery

 

L'extravagante Priscilla Tempest est l'attachée de presse du très prestigieux Hôtel Savoy à Londres. Au cœur des fringantes années 1960, l'établissement accueille des invités célèbres : Elizabeth Taylor et Richard Burton se crêpent le chignon dans le lobby, des membres de la famille royale folâtrent dans les couloirs… Rien qui ne saurait entacher la réputation du lieu. Rien, sauf peut-être ce cadavre retrouvé dans la suite 705 ? Un meurtre au Savoy ? Shocking ! Les soupçons se portent rapidement sur Priscilla, qui se remet de ses excès de champagne de la veille. Elle doit pourtant mener l'enquête si elle veut sauver sa tête ! Pas simple quand on a un sérieux don pour s'attirer des ennuis, et qu'un journaliste agaçant de charme décide de fourrer son nez partout.

MON AVIS
(Sans Spoiler)

J'ai mis un petit moment à entrer dans l'histoire, mais cela a été plus facile lorsque le crime fut découvert, mais pour tout dire, les plumes des auteurs sont un peu brouillonnes, rien n'est abouti, tout est confus et certaines choses ne collent pas à la réalité, notamment au sujet de quelques détails invraisemblables. 
Déjà, dans un hôtel de la qualité du Savoy à Londres, une attachée de presse ne peut pas travailler en mini-jupe, même dans les années soixante, là on est en dehors des clous. De plus, la romance style "fuis moi, je te suis" qui se profile entre Priscilla et le journaliste, (l'héroïne est toujours excédée de le voir) m'a fatiguée d'emblée. 
Et puis cette héroïne sempiternellement à la fois catastrophée et iconoclaste, n'est vraiment pas très maline et manque d'un minimum de classe. Mais toutes les réactions sont exacerbées, tout comme le coté totalement injuste de la direction de l'Hôtel, idem pour l'inspecteur de police, qui manque de discernement. 
Autre invraisemblance : la présence de la princesse Margaret, soeur de la reine Elizabeth ll dans ce roman. La princesse, dans les années soixante venait de se marier, elle était jeune maman, et venir courir le guilledou au Savoy parait totalement déplacé, même si par la suite, la vie de cette princesse fut plus chaotique. Il faut se renseigner quand on inclut des personnages réels dans une histoire. Alors déjà, là, ça partait mal. Le Couple Burton n'a pas non plus, pour moi, été assez probant, assez impliqué, dans cette histoire, idem pour Coward : les personnages existants ne sont là que pour la figuration, témoins de rien.
J'ai abandonné la lecture de ce roman, cela m'arrive rarement, mais il ne m'a absolument pas captivée.

mercredi 7 juin 2023

J'AI LU : L'INCONNU DE PORT BELON


L'Inconnu de Port Bélon
Une Enquête du Commissaire Dupin
Jean-Luc Bannalec
Editions Pocket/Presses de la Cité
Policier

Port Bélon, perle de Bretagne, célèbre dans le monde entier pour ses huîtres... Et théâtre de nouveaux mystères pour le commissaire Dupin appelé à la rescousse après la découverte d'un corps, inerte, ensanglanté. Aussitôt signalé, celui-ci a disparu. Volatilisé ? Dans les monts d'Arrée, on trouve un second cadavre. Il s'agirait d'un Écossais, modeste pêcheur et saisonnier dans les parcs à huîtres. Sur son bras gauche est gravé le Tribann, symbole d'une association druidique... De l'Écosse aux monts d'Arrée jusqu'à Port Bélon, y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Pour le découvrir, Dupin plonge en eaux troubles au cœur du milieu, très concurrentiel, des ostréiculteurs...


MON AVIS
(Sans Spoiler)


Lors de la promenade de son chien, une ancienne actrice trouve un cadavre à Port Bélon, ila un tribann druidique tatoué sur l'avant-bras. Mais le cadavre disparait... Un autre apparait dans les Monts d'Arrée, à plusieurs kilomètres de là. Bien entendu qu'il y a un lien entre les deux affaires ! Et l'on va même partir pour l'Ecosse. Cette fois, Dupin va faire équipe avec une gendarmette, Mélanie Melen, avec Brioc L'Helgoualc'h, un étonnant chasseur de pistes, et bien sur avec Nolwenn, Labat et le Ber, toujours fidèles au poste et dont l'efficacité ne faillit jamais.

L'intrigue se finalise avec d'habiles ficelles, elle est plutôt finement tricotée, bien pensée, malgré une perte de souffle à mi parcours, Dupin piétine et le lecteur aussi. 
J'ai bien aimé, au fil de la lecture, en apprendre un peu plus sur l'ostréiculture, l'auteur s'est parfaitement documenté, (il nous dévoile que l'on n'affine pas forcément là où l'on pose les naissains, entre autres...), sur la Bretagne et les nations celtes, mais il s'étend très (trop) longuement sur tous les aspects touristiques, sur les tenues vestimentaires des protagonistes, détails absolument inutiles pour la plupart, (couleur du pantalon, du petit foulard autour du cou, de la chemise, des bottes... de la coiffure...), de plus, cela ne sert pas l'histoire et alourdit le texte. Déjà que nombre de précisions est ajouté au fur et à mesure que l'on découvre le monde des ostréiculteurs, informations cependant nécessaire à l'enquête, mais l'auteur va vraiment au fond des choses, et livre toute la documentation qu'il a apprise pour son roman, à tel point qu'il m'arrivait de sauter des phrases et même des paragraphes (oh je n'aime pas faire ça ! Mais trop, c'est trop, ce n'est plus un roman mais une encyclopédie). 
L'auteur en profite pour distiller ses bonnes adresses à Concarneau et toute la Bretagne : on peut aller voir au fur et à mesure sur Google Map, on trouve tout. Ceci dit, ce n'est pas forcément déplaisant mais était-ce nécessaire d'en fournir autant ? 
Avis en demi-teinte, à cause de trop de détails, mais j'aime l'atmosphère bretonnante des enquêtes du commissaire Dupin, et bien sur que j'en lirai une autre, et encore une autre...