lundi 10 février 2020

J'AI LU : RENDEZ-VOUS AVEC LE DANGER



Les Détectives du Yorkshire
Tome 5
Rendez-Vous avec le Danger
Julia Chapman
Editions La Bête Noire
Policier - Cosy Mystery


La mort frappe toujours deux fois. À la suite d’un accident mortel survenu à la foire aux bestiaux de Bruncliffe, le commissaire-priseur Harry Furness engage Samson et Delilah pour mener l’enquête. Mais ce qui semblait n’être qu’une simple vérification de routine prend vite un tour plus sombre quand les détectives découvrent que cet accident a probablement été provoqué… Ajoutez à cela des vols de moutons, un dangereux chantage et un fermier amoureux, et vous aurez la recette parfaite pour une enquête explosive !


MON AVIS
(Sans Spoiler)


Quand le titre nous annonce "Rendez-Vous avec le Danger", il ne plaisante pas... Cette enquête n'était pas sans sueurs froides... 

Nous voici dans les locaux de la foire aux bestiaux de Bruncliffe où l'un des employés trouve la mort, piétiné par deux taureaux. Bien sur, c'est louche... Harry Furness, le commissaire priseur, fait appel à nos deux héros de l'agence des Vallons afin de prouver que cette mort n'était pas accidentelle, mais la piste est plutôt périlleuse, voire vénéneuse...

Cette lecture fut captivante, quel plaisir de retrouver Samson, Delilah et Caliméro, on se sent proche de ces personnages si attachants, on aime les retrouver de tome en tome, d'enquête en enquête. 

Au niveau de l'intrigue, l'autrice nous emmène là où elle veut, je me suis fait berner par les écrans de fumée, et je dois avouer que cette enquête fut l'une de mes préférées, (j'avais aussi énormément aimé le tome 4). L'intrigue est si bien ficelée qu'elle m'a tenue en haleine du début à la fin de ce tome.  De plus, la plume est toujours aussi agréable à lire. 

En fil rouge à travers les tomes, nous suivons toujours l'histoire de corruption à laquelle est mêlé Samson et les malversations et affaires obscures d'Eric Procter.

Cette fois-ci, pas de détour à la maison de retraite du père de Samson et de ses amis, juste nos héros, quelques gens de Bruncliffe, bien connus pour la plupart, et quelques "guests", et puis on parle toujours de thé et de pâtisseries à déguster chez Lucy, la belle-soeur de Delilah.

Cette série, justement, c'est comme un excellent Earl Grey so british accompagné de friandises, je me régale à chaque lecture, avec du suspense, de l'humour, du mystère. Il fait frais, il pleut, cela sent bon l'humus, on entre à la patisserie des Monts... C'est un vrai moment bonbon.

Quant à la couverture, comme les précédentes, elle est trop belle, j'adore ces dessins ! 
Maintenant, je suis en manque de Bruncliffe, je vais attendre avec impatience la sortie du tome 6... 


jeudi 6 février 2020

UN LIVRE, UN THE...


Le Paris des Merveilles
Pierre Pevel
Tome 1 :
Les Enchantements d'Ambremer
Tome 2 : 
L'Elixir d'Oubli
Tome 3 :
Le Royaume Immobile
et
Contes et Récits du Paris des Merveilles
Pierre Pevel - Catherine Loiseau - Benjamin Lupu
Sylvie Poulain - Bénédicte Vizier

Editions Bragelonne
Uchronie - Steampunk - Fantastique

Thé Dammann : Grand Goût Russe
Pâtisserie Maison Llinarès - Aurillac



Si je dois conseiller une excellente série d'uchronie, c'est bien celle-ci qui arrive dans mes tous premiers romans chouchous. Le Paris des Merveilles...  Il n'y a pas de merveilles que le nom ! La plume de Pierre Pevel est divinement belle et ce Paris totalement féerique, j'y plongerai bien, et pas qu'en rêve ! 

Paris 1909, la Tour Eiffel est bâtie d’un bois blanc qui chante à la Lune, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes...  Bref, les créatures féeriques vivent parmi les hommes. 
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long les immeubles haussmanniens des Grands Boulevards. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons car une ligne de métro permet de rejoindre le Pays des Fées... Ambremer, la capitale d'Outremonde.

Et c'est là qu'interviennent la très futée et très élégante baronne Isabel de Saint-Gil et Louis Denizart Hippolyte Griffont, dandy et mage du Cercle Cyan, dont la demeure se situe sur l'Île Saint-Louis, près d'un arbre qui parle... Tout le monde parle, même les chats, c'est le cas d'Azincourt, le très philosophe chat ailé de Griffont.
Nos deux fins limiers (parce que oui, il y a une intrigue, des aventures, des mystères, des rebondissements, une enquête...) vont devoir faire la lumière sur bien des mystères qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'au bout de la série. 
Oui, nous sommes bien dans un roman adulte, dans une uchronie parue chez Bragelonne, l'éditeur spécialiste de l'imaginaire et nous sommes littéralement en-chan-tés ! 
Quel roman ! 
Les couvertures, quant à elles, sont superbes. Sur celle du tome 1, verte et rousse, on y découvre la très jolie Isabel de Saint-Gil. 
Vous l'aurez compris, Le Paris des Merveilles est à lire, si vous ne l'avez déjà fait, je vous le conseille ardemment. 

mardi 4 février 2020

J'AI LU : DE SANG ET D'EBENE


De Sang et d'Ebène
14e Enquête du Commissaire Brunetti
Donna Leon
Editions Calmann-Levy/Points
Policier


Personne n'a rien vu. Pourtant, un vendeur africain vient d'être abattu au beau milieu de Campo San Stefano, l'une des plus belles places de Venise. Qui pouvait bien chercher à éliminer ce pauvre bougre ? Pourquoi le ministère de l'Intérieur fait-il pression sur le commissaire Brunetti pour qu'il abandonne l'enquête ? Peut-être à cause des diamants retrouvés parmi les affaires de la victime...



MON AVIS
(Sans Spoiler)


Un de mes Brunetti préférés ! L'action se passe en hiver, Brunetti fait ses courses de Noël, et Venise en hiver, je l'adore ! De plus, l'enquête est un peu à tiroirs et le suspense addictif, j'ai lu ce livre d'une traite ou presque.
Donna Leon nous introduit dans le monde des "Vu Compra" en Italie, les clandestins qui vendent souvenirs et contrefaçons made in China sur les sites célèbres visités par les touristes en dehors de heures d'ouverture des boutiques. Qu'a donc bien pu faire celui-ci pour mériter de se faire ôter la vie par des tueurs à gages ? Les ramifications que trouvera Guido Brunetti lui permettront d'élucider le crime, mais il restera ce constat d'échec face à une société, la même partout, son ministère des affaires étrangère, son ministère de l'Intérieur, son monde raciste et prompt à étouffer les affaires qui ne lui plaisent pas.
Brunetti, décidé à faire la lumière sur ce meurtre, n'en perdra pas pour autant l'appétit, en bon gastronome. La cuisine de Paola est presque un personnage à elle seule dans les enquêtes de Brunetti.

lundi 3 février 2020

J'AI LU : MEURTRE EN MESOPOTAMIE



Meurtre En Mésopotamie
Agatha Christie
Editions le Masque
Policier - Cosy Mystery



Une jeune infirmière, Amy Leatheran, arrive sur le chantier de fouilles de Tell Yarimjah, afin de s’occuper de Mrs Leidner, la femme d’un archéologue, qui est la proie d’angoisses nocturnes. Lorsque cette dernière sera assassinée, Amy aura l’immense privilège de voir Hercule Poirot à l’œuvre…

MON AVIS
(Sans Spolier)

Ce fut mon premier Agatha Christie, ma première enquête d'Hercule Poirot lue et ce roman m'avait donné envie de dévorer quasiment toute l'oeuvre de la romancière. (Ce fut chose faite depuis). 

L'enquête est relatée par l'infirmière de l'épouse d'un archéologue, il était facile pour Agatha Christie d'évoquer ces ambiances étant elle-même épouse d'archéologue et ayant participé à des fouilles. Donc, le décor et l'atmosphère sont particulièrement bien plantés, il n'y a plus qu'à laisser le charme agir, celui du très perspicace Hercule Poirot de passage dans la région, mais surtout l'efficacité de ses petites cellules grises... 
La trame du roman est assez classique, mais la finesse de l'analyse des comportements par le détective est géniale. Même si l'on se dit que le coupable n'est forcément pas loin, on se laisse porter par l'enquête, et on ne voit rien venir...


dimanche 2 février 2020

J'AI LU : L'HOMME QUI SAVAIT LA LANGUE DES SERPENTS


L'Homme qui Savait la Langue des Serpents 
Andrüs Kivirähk 
Editions Le Tripode Attila 
Fantastique


Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa soeur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu'il aimait tant, d'une jeune fille qui croyait en l'amour, d'un sage qui ne l'était pas tant que ça, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.


MON AVIS
Sans Spoiler


Dans un souci d'uniformisation, le folklore et les traditions des forêts d'Estonie disparaissent progressivement, et la langue des serpents qui permet aux hommes d'être compris par les animaux tombe dans l'oubli. 

Ce livre n'était tout simplement pas fait pour moi. On m'annonçait de l'humour... Avec cette tristesse latente ? Je ne sais pas où il fallait rire. C'est tellement irrationnel, invraisemblable, inepte par moments, cela frisait le ridicule. 
Par exemple, entre autres situations grotesques et farfelues, cette femme qui s'envoie en l'air avec un ours, ours qui tue son mari, même ours qui se coupe les testicules à coups de dents après son coup de sang.
Tout est du même acabit : on parle de chasse aux élans que l'on tue à tour de bras, d'hémoglobine, de situations tellement extravagantes que j'ai refermé le livre avant la fin et sans regret, même si j'ai senti que ce roman était un pamphlet contre la bêtise et l'obscurantisme. L'arrivée du christianisme dans les pays baltes frise la caricature, j'ai trouvé que l'auteur se perdait un petit peu dans tous les messages qu'il espérait faire passer.

Bien sur, c'est inspiré par les anciennes légendes estoniennes elles-mêmes influencées par la mythologie nordique, elle aussi très cruelle, mais elle ne se veut pas pour autant humoristique et décalée. 
Un roman vraiment pas fait pour moi...
Un point positif : la plume est agréable, elle se veut poétique. 
.

HOMMAGE A UNE GRANDE DAME DU CRIME


Adieu et merci madame...



samedi 1 février 2020

UN LIVRE, UN THE...


Thaïr
Tome 1 :
Renaissance
Jean-Luc Marcastel
Illustration :
Lionel Marty
Editions Leha
Fantasy - SF

Thé Damman  : Printemps au Bord du Lac


Il est arrivé ! Accompagné d'un très gentil mot de la part de l'éditeur, le nouveau roman de Jean-Luc Marcastel, est une geste futuriste, un peu sombre dixit l'auteur, donc je suis avertie... 😊
Et figurez vous, que je l'ai déjà commencé, et que je le trouve tout à fait à mon goût ! On est tout de suite embarqué dans l'histoire, sans temps mort. On découvre peu à peu cet univers complexe mais non dénué de charme et de poésie, si si ! Même les noms sont inspirés de la langue occitane (l'auteur insère toujours un petit peu de ses origines). Par exemple : Ja-Castalaïna Faïra pour le nom de l'héroïne, ou encore Avarnia qui fait penser à l'Auvergne, le berceau de l'auteur. 
Par ce livre, Jean-Luc Marcastel rend un hommage à Franck Herbert, l'univers créé est tout autant fabuleux que celui de Dune.
Les illustrations sont signées Lionel Marty, le dessinateur de BD, qui avait déjà réalisé la très jolie couverture du "Retour de la Bête" (clic) de Jean-Luc Marcastel. 
Je crois que ce roman est hallucinant, alors on en reparle bientôt, mais je pense que ce sera très vite car je ne vais pas le lâcher, ce livre !